Emmanuel Macron a condamné lundi 5 octobre l’intensification des frappes russes contre les infrastructures et les cibles civiles en Ukraine. Après un échange avec Volodymyr Zelensky, le président français a dénoncé sur X un « choix irresponsable » de Moscou et réaffirmé la poursuite du soutien à Kiev. Il reproche également à la Russie de rejeter les appels au cessez-le-feu. Cette prise de position intervient après l’annonce russe, dimanche, d’une augmentation des attaques contre les infrastructures ukrainiennes.
La capitale ukrainienne est particulièrement exposée. Un pont de Kiev a été visé dimanche pour le quatrième jour consécutif, tandis que Volodymyr Zelensky décrivait les conditions éprouvantes vécues par les habitants. Dès jeudi, une attaque de drones avait entraîné la fermeture temporaire d’un ouvrage important pour les déplacements entre les deux rives du Dniepr, également emprunté par le métro. Selon l’administration municipale, l’inspection initiale n’avait alors pas révélé de dommages critiques à sa structure. Ces frappes touchent des équipements essentiels au fonctionnement quotidien de la ville.
Paris maintient son soutien et réclame une réduction des hostilités
Le chef de l’État estime que l’orientation annoncée par Moscou contrevient aux principes fondamentaux du droit international humanitaire. Il assure que la France et l’Europe continueront d’aider l’Ukraine tout en recherchant des moyens de protéger les civils et de réduire les hostilités. La Russie présente, de son côté, l’intensification de ses frappes comme une réponse aux attaques ukrainiennes contre ses raffineries et affirme cibler des installations militaires et industrielles. Cette justification russe est contestée par le président français, qui met l’accent sur les conséquences pour les populations.
L’avertissement de Paris intervient au lendemain de la visite de Friedrich Merz à Kiev, où le chancelier allemand a renouvelé son soutien et annoncé une nouvelle aide financière. À l’approche de l’hiver, les attaques contre les réseaux énergétiques ajoutent une pression sur les habitants : après des bombardements la semaine dernière, l’opérateur Ukrenergo avait appelé à limiter la consommation d’électricité. Le message d’Emmanuel Macron associe ainsi fermeté face à Moscou et recherche d’une issue diplomatique, dans un contexte où la protection des infrastructures conditionne directement la capacité des Ukrainiens à affronter les prochains mois.

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