Un agriculteur de La Boissière-des-Landes pensait simplement vouloir relier ses terres. Mais c’est un véritable casse-tête administratif qui s’est dressé sur son passage. En cause : un vieux chemin en friche, sans utilité publique, qui traverse trois communes et appartient… à trois propriétaires différents. Ce chemin rural, aujourd’hui envahi de ronces, sépare plusieurs villages au sud du territoire communal : les Grisardières et la Chesnelie. S’il n’a plus de fonction, il n’a pas pour autant disparu des plans cadastraux. Son tracé suit des limites communales anciennes : La Boissière-des-Landes partage la première portion avec Saint-Vincent-sur-Graon, puis une deuxième portion avec Saint-Avaugourd-des-Landes.
Un ruban de terre, trois maires, quatre signatures
Pour pouvoir l’acquérir, l’agriculteur doit donc obtenir l’accord des trois collectivités, chacune devant céder la moitié de la portion qu’elle détient. Et, pour signer l’acte de vente, il faudra non seulement les trois communes, mais également l’agriculteur lui-même — soit quatre signataires autour de la table, avec un prix de cession uniforme à définir d’un commun accord. Le conseil municipal de La Boissière-des-Landes a d’ores et déjà donné son feu vert. Le bornage et les frais de notaire seront pris en charge par l’acheteur. Reste désormais à convaincre Saint-Vincent-sur-Graon et Saint-Avaugourd-des-Landes de faire de même. Une affaire de ronces… et de patience.