Samedi 16 août, deux lieux de culte de Seine-Saint-Denis ont été pris pour cible par le même individu. Sous l’effet du crack, l’homme a commis d’importantes dégradations avant d’être interpellé par la police et placé en garde à vue. Aucun blessé n’a été signalé.
Un enchaînement de violences dans deux paroisses
Le premier épisode s’est déroulé le matin à l’église Sainte-Marthe des Quatre-Chemins, à Pantin. L’intrus a renversé des chaises, brisé des statues et arraché des affiches avant de quitter les lieux. Quelques heures plus tard, il est réapparu à l’église Saint-Yves des Quatre-Routes, à La Courneuve, où se tenait une messe réunissant une vingtaine de fidèles. Il a interrompu l’office et s’en est pris au mobilier religieux, brisant notamment des bougeoirs.
Une problématique qui dépasse le fait divers
Les policiers sont parvenus à maîtriser l’homme et à évacuer l’assemblée dans le calme. Selon les premiers éléments, il s’agirait d’un consommateur de crack en pleine crise. L’enquête a été confiée au commissariat de La Courneuve. Ces dégradations s’inscrivent dans un contexte plus large : la consommation de crack continue de marquer le nord-est parisien, du canal Saint-Denis à Rosa-Parks, malgré le démantèlement du camp du square Forceval en 2022. Pour les paroissiens, comme pour les habitants de ces quartiers, la colère se mêle à l’inquiétude face à une violence qui trouve son origine dans une urgence sociale et sanitaire toujours non résolue.