Les faits ont glacé un quartier tranquille de Pontpoint. Lundi soir, un couple de retraités a été violemment agressé chez lui par plusieurs jeunes individus venus pour dérober des objets de valeur. Les assaillants ne se sont pas contentés de fouiller la maison : ils ont frappé les deux occupants avec une brutalité inouïe, à mains nues et à l’aide d’armes. Le parquet parle d’une violence « d’une très grande intensité ». Les victimes, âgées de 73 et 74 ans, ont été hospitalisées en urgence. L’homme s’est vu prescrire 60 jours d’incapacité totale de travail, sa compagne dix. Le drame s’est déroulé en début de soirée, dans un contexte domestique banal, jusqu’à l’irruption des agresseurs. Les cris ont alerté plusieurs voisins, qui sont intervenus, avant que les gendarmes n’interpellent trois suspects âgés de 17 à 20 ans. Tous sont déjà connus pour des faits similaires. Placés en garde à vue, ils ont reconnu partiellement leur implication dans l’attaque.
Une mise en examen pour vol en bande organisée avec arme
Le parquet de Senlis n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué, le procureur Loïc Abrial a confirmé que les trois jeunes hommes ont été mis en examen hier après-midi pour vol en bande organisée avec arme, avant d’être placés en détention provisoire. Ce chef d’accusation est lourd : il est passible de 30 ans de réclusion criminelle. Les investigations se poursuivent pour éclaircir les rôles respectifs de chacun et déterminer si d’autres individus ont pu participer au cambriolage. L’intervention rapide des riverains et des forces de l’ordre a sans doute évité un bilan plus dramatique. Mais dans cette maison bouleversée, le choc physique et psychologique est profond. Le parquet souligne la nécessité de traiter cette affaire avec la plus grande rigueur, au vu de la gravité des faits reprochés et de la vulnérabilité manifeste des victimes.