Trois Toyota déclarées volées ont été retrouvées dans une remorque en partance pour la Belgique. Le routier, un Biélorusse d’une quarantaine d’années, a été interpellé à Saint-Germain-lès-Arpajon, puis relâché. L’enquête se concentre désormais sur les commanditaires.
Un appel anonyme déclenche l’opération
C’est un signalement passé au 17 qui a tout déclenché jeudi 3 juillet. Un appel évoque un chargement suspect repéré dans la ZAC des Loges, à Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne). Les policiers du commissariat d’Arpajon, assistés de la police municipale, se rendent rapidement sur place. Un poids lourd, prêt à prendre la route, attire leur attention. À l’intérieur de sa remorque : trois véhicules de marque Toyota. Un contrôle rapide révèle qu’ils ont été déclarés volés ces dernières semaines. Le conducteur, un homme originaire de Biélorussie, affirme qu’il devait convoyer ce conteneur vers le port d’Anvers, en Belgique.
Une filière vers l’Afrique en toile de fond
La destination du camion, combinée au type de véhicules embarqués – des 4×4 Toyota prisés pour leur robustesse –, fait rapidement émerger une hypothèse bien connue des services spécialisés : celle d’un réseau structuré de vols à l’export. Ces filières organisées volent, stockent et transportent des véhicules vers des ports européens avant leur départ vers d’autres continents, notamment l’Afrique. Dans ce cas, les trois voitures devaient vraisemblablement embarquer à Anvers, point stratégique du trafic de véhicules volés vers l’étranger.
Un chauffeur probablement instrumentalisé
Le conducteur a été interpellé et placé en garde à vue. Mais au terme de ses auditions, il a été mis hors de cause. Selon les premiers éléments de l’enquête, il n’aurait été qu’un exécutant, probablement sans connaissance du contenu réel de sa cargaison. Il a été relâché, tandis que les investigations se poursuivent. Les enquêteurs cherchent désormais à identifier les membres du réseau à l’origine du vol et de l’exportation des véhicules. Les caméras de surveillance, les enregistrements douaniers et les identifications des plaques de transit devraient constituer les prochaines pistes d’investigation.








