À l’issue de deux jours de négociations à Pékin, l’Union européenne et la Chine ont annoncé un accord visant à réduire de plus de moitié les exportations chinoises de véhicules hybrides vers l’Europe, tout en abaissant les barrières douanières sur plusieurs produits européens.
Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, a annoncé vendredi la conclusion d’un accord avec Pékin destiné à rééquilibrer une relation commerciale jugée de plus en plus déséquilibrée. Selon lui, le texte permettrait de réduire de plus de moitié les exportations chinoises de voitures hybrides et hybrides rechargeables vers le marché européen sur une période de quatre ans. « Nous prévenons ainsi l’exportation de plusieurs millions de véhicules de Chine vers l’Union européenne », a-t-il déclaré.
Cet accord est le fruit de trois mois de travaux intensifs, dont la dernière séquence s’est tenue à Pékin sur deux jours. Sefcovic n’a pas précisé les modalités concrètes de mise en œuvre, mais s’est dit convaincu que les deux parties avaient obtenu « un très bon résultat ».
Le volet automobile ne constitue qu’une partie du texte. Les deux parties se sont également entendues sur une réduction des droits de douane chinois portant sur quatre milliards d’euros de produits européens, parmi lesquels des pièces automobiles, de l’huile d’olive et des chaussures. Un accord a aussi été trouvé pour simplifier les procédures chinoises d’octroi de licences d’exportation pour les terres rares et les aimants permanents, des matériaux stratégiques dont la Chine contrôle une part prépondérante de la production mondiale.
L’accord devra être soumis à l’approbation des dirigeants des vingt-sept États membres de l’Union, qui en discuteront lors du sommet européen prévu à Bruxelles jeudi prochain.
La pression pour aboutir à un tel texte s’explique par l’ampleur croissante du déficit commercial européen. Les exportations chinoises vers l’UE ont atteint 500 milliards d’euros l’an dernier, contre 460 milliards en 2023, tandis que les importations européennes en provenance de Chine ont légèrement reculé à 240 milliards d’euros. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait averti le mois dernier que ce déséquilibre avait atteint « un point de bascule » et que l’Europe mobiliserait tous les outils à sa disposition pour y remédier.

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