La Commission européenne a présenté mercredi une refonte des règles de passation des marchés publics au sein de l’Union, visant à inciter les autorités à privilégier les biens et services produits en Europe, dans un contexte de pression économique croissante de la Chine.
Le principe est simple : pousser les pouvoirs publics européens à dépenser l’argent des contribuables en priorité auprès de fournisseurs du continent. La Commission européenne a publié mercredi ses propositions pour une révision en profondeur du cadre réglementaire des marchés publics dans l’UE, dans le cadre d’une nouvelle initiative baptisée « Buy European ».
Ce plan ne prévoit pas de quotas contraignants. Les autorités nationales et les organismes publics seront encouragés, et non obligés, à orienter leurs achats vers des produits et services d’origine européenne. Une nuance qui traduit les difficultés politiques à imposer des règles trop rigides à vingt-sept États membres aux intérêts parfois divergents.
L’initiative s’inscrit dans la stratégie plus large de Bruxelles pour réduire la dépendance économique de l’Europe vis-à-vis de la Chine, dont la capacité industrielle et les prix compétitifs pèsent sur les entreprises européennes dans de nombreux secteurs. Les marchés publics représentent une part considérable de l’activité économique au sein de l’Union, ce qui en fait un levier potentiellement puissant pour orienter la demande vers la production locale.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.