Les pays de l’Union européenne ont enregistré environ 332 000 demandes de protection internationale au premier semestre 2026, soit une baisse de 17 % sur un an. Selon l’Agence de l’Union européenne pour l’asile, il s’agit du niveau semestriel le plus faible observé depuis 2021, confirmant le recul amorcé en 2024.
Cette diminution s’explique notamment par l’effondrement du nombre de demandes déposées par des ressortissants syriens depuis la chute de Bachar Al-Assad, fin 2024. L’agence européenne souligne toutefois que la transition politique syrienne demeure fragile. Elle met également en avant le renforcement de la coopération entre l’UE et les pays d’origine ou de transit.
La France parmi les quatre principales destinations
La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont concentré les trois quarts des demandes enregistrées entre janvier et juin. Leur poids relatif diminue néanmoins, alors que des États plus petits accueillent désormais plusieurs milliers de demandeurs. Rapporté à sa population, c’est la Grèce qui subit la plus forte pression migratoire. Les Afghans constituent le premier groupe de demandeurs avec 39 000 dossiers, devant les Vénézuéliens et les Bangladais.
Moins d’un tiers des demandes examinées au cours du semestre ont abouti à l’octroi d’une protection. Depuis juin, les ressortissants de pays dont le taux de reconnaissance est inférieur à 20 % peuvent être soumis à une procédure accélérée, avec un éloignement plus rapide en cas de refus. Malgré la guerre au Moyen-Orient, l’agence européenne n’a pas constaté d’augmentation correspondante des demandes d’asile dans l’Union.

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