Le Royaume-Uni a réaffirmé vendredi sa souveraineté sur les îles Malouines après de nouvelles déclarations de Javier Milei. Le président argentin avait évoqué des « vents favorables » à la revendication historique de Buenos Aires sur cet archipel de l’Atlantique Sud. Une perspective immédiatement écartée par le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, qui a assuré que l’engagement de Londres envers ce territoire restait « absolu et inébranlable ».
Situées à environ 600 kilomètres des côtes argentines, les Malouines demeurent au centre d’un contentieux diplomatique ancien entre les deux pays. Londres administre cet archipel, appelé Falkland Islands par les Britanniques, tandis que l’Argentine continue d’en revendiquer la souveraineté. Cette rivalité avait conduit à la guerre de 1982, remportée par le Royaume-Uni au terme d’un conflit de plusieurs semaines.
Le choix des habitants au cœur de la position britannique
Pour justifier la position de Londres, Wes Streeting a rappelé que les habitants de l’archipel avaient choisi de rester britanniques. Le gouvernement britannique s’appuie notamment sur le référendum organisé en 2013, lors duquel une écrasante majorité des électeurs avait voté en faveur du maintien du statut de territoire britannique d’outre-mer. Buenos Aires conteste toutefois la valeur de cette consultation, considérant la population actuelle comme issue d’une implantation coloniale.
La déclaration de Javier Milei montre que sa proximité politique avec certains alliés occidentaux ne met pas fin au différend territorial. Le président argentin entend maintenir la revendication nationale, mais privilégie officiellement une solution diplomatique. La fermeté immédiate de Londres rappelle cependant que le dossier reste verrouillé : tant que les habitants souhaiteront conserver leur rattachement au Royaume-Uni, le gouvernement britannique ne semble disposé à ouvrir aucune négociation sur la souveraineté.

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