Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré que la relation actuelle entre le Royaume-Uni et l’UE n’est « pas suffisante », ouvrant la voie à un dialogue sur un éventuel retour dans le giron européen, à l’occasion d’un sommet prévu à Bruxelles le mois prochain.
Andy Burnham a rompu avec la prudence habituelle de son gouvernement sur le dossier européen. Le Premier ministre britannique a affirmé que la relation entre Londres et Bruxelles, telle qu’elle existe aujourd’hui, n’est « pas assez bonne » et appelé à un examen « lucide et rationnel » des liens à long terme entre le Royaume-Uni et le bloc communautaire. Une déclaration qui tranche avec les lignes rouges que le Parti travailliste s’était jusqu’ici imposées.
Burnham a présenté le sommet prévu à Bruxelles le mois prochain comme une première étape possible vers un rapprochement substantiel, voire vers une adhésion à l’Union européenne. Il a justifié cette orientation par deux impératifs : stimuler la croissance économique et mieux maîtriser l’immigration, deux enjeux pour lesquels il estime que le cadre actuel issu du Brexit se révèle insuffisant.
Ce repositionnement intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les questions commerciales entre Londres et ses partenaires européens, qui pourraient compliquer toute négociation d’envergure. Le chemin vers un « dialogue sérieux », selon les termes du Premier ministre lui-même, s’annonce semé d’obstacles, tant les divergences accumulées depuis la sortie du Royaume-Uni de l’UE restent profondes.

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