Le nouvel équilibre du Sénat est désormais connu. Après une semaine de tractations et de changements de groupes, l’Union centriste et indépendants d’Hervé Marseille rassemble 63 sénateurs et devient officiellement la deuxième force de la Haute Assemblée, devant les socialistes, qui comptent 62 élus.
Les Républicains restent très largement en tête avec 124 sénateurs, malgré la perte de sept sièges. Avec les centristes, ils continuent de constituer la majorité sénatoriale autour de Gérard Larcher. Le PS, qui disposait de 64 sénateurs avant le renouvellement, recule à la troisième place.
Muselier et Vogel renforcent les centristes
L’UCI a notamment bénéficié de plusieurs ralliements. Renaud Muselier, pourtant membre de Renaissance, a choisi de siéger avec les centristes. Louis Vogel, sénateur Horizons impliqué dans les discussions avortées autour de la création d’un nouveau groupe, les rejoint également.
Ces mouvements affaiblissent notamment le groupe Les Indépendants de Claude Malhuret, qui passe de 20 à 15 membres. Le nouveau groupe RN-UDR, baptisé « Union Nationale pour les Territoires » et présidé par Edwige Diaz, compte lui aussi 15 sénateurs. Neuf groupes politiques composent désormais le Palais du Luxembourg.
Le passage des centristes devant les socialistes aura des conséquences concrètes. La taille des groupes détermine une partie de la répartition des responsabilités au sein du Bureau et des commissions. L’UCI devrait également bénéficier d’une question d’actualité au gouvernement supplémentaire, au détriment du groupe socialiste.

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