Bruno Retailleau assume plus que jamais sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. En déplacement à la Foire de Châlons-en-Champagne, le patron des Républicains affirme avoir été conforté par plusieurs électeurs de droite qui menacent de voter pour le Rassemblement national s’il devait renoncer.
Le candidat LR estime que son retrait ne profiterait pas automatiquement à Édouard Philippe ou Gabriel Attal. « Pour toutes celles et ceux qui pensent que si je m’efface, c’est d’autres candidats du centre qui en bénéficieraient, je ne le crois pas », a-t-il déclaré, convaincu que ses soutiens veulent « autre chose que la saison 3 du macronisme ».
Retailleau veut retenir les électeurs tentés par le RN
Dans les allées de la foire, plusieurs sympathisants rencontrés par le candidat ont expliqué qu’ils se tourneraient vers Marine Le Pen si Bruno Retailleau quittait la course. Une menace de report de voix que le président de LR utilise pour défendre l’utilité de sa candidature, notamment auprès d’un électorat conservateur et rural que son parti a largement perdu au profit du RN ces dernières années.
Crédité de 6 à 12 % dans les sondages, Bruno Retailleau veut désormais accélérer sa campagne et se dit prêt à affronter une éventuelle primaire de la droite et du centre. Son entourage reconnaît qu’un « match dans le match » se joue désormais avec Édouard Philippe et Gabriel Attal. L’objectif est clair : casser le statut de favori dont bénéficie encore le président d’Horizons et s’imposer comme l’alternative de droite au bloc central.
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