Le débat a dégénéré jeudi soir sur BFMTV. Invitée de l’émission « 100 % Mabrouk », Sofia Tizaoui, militante d’extrême-gauche et ancienne présidente de l’Union syndicale lycéenne, s’en est violemment prise au Rassemblement national devant le député RN Julien Odoul, affirmant souhaiter que sa formation politique devienne « un parti mort ». Choqué par ces propos, l’élu de l’Yonne a quitté le plateau malgré les tentatives de Sonia Mabrouk pour le retenir. Une séquence particulièrement tendue, en pleine montée des crispations politiques à l’approche de la présidentielle.
Tout est parti d’un échange sur la haine dans le débat public, dans le contexte de l’attentat raciste de Trappes. Sofia Tizaoui reprochait au Rassemblement national ses discours et ses positions politiques, lorsque Julien Odoul lui a lancé : « C’est vous qui me regardez avec de la haine dans les yeux. » « Bien sûr que j’ai de la haine », lui a-t-elle répondu, avant d’ajouter : « Oui, j’ai envie d’en découdre avec le Rassemblement national parce que j’ai envie que vous soyez un parti mort. » Une formule qui a immédiatement provoqué la réaction du député RN. Évoquant les menaces de mort dont aurait été victime son fils de trois ans, Julien Odoul s’est levé et a quitté l’émission. « Mon fils de trois ans a été menacé de mort par des gens comme ça », a-t-il déclaré avant de partir, tandis que Sofia Tizaoui lui lançait : « Eh bien partez. »
Sonia Mabrouk recadre la militante, Rokhaya Diallo prend sa défense
Face à cette escalade, Sonia Mabrouk a tenté de ramener le calme et demandé à Sofia Tizaoui de clarifier ses propos. La journaliste a rappelé que toutes les sensibilités politiques devaient pouvoir être représentées sur les plateaux de télévision. Lorsque la militante a contesté la présence de personnalités qu’elle accuse d’attiser la haine, la présentatrice lui a répondu fermement : « Vous n’êtes pas rédactrice en chef ni l’arbitre des élégances sur un plateau. » Sofia Tizaoui a finalement précisé qu’elle évoquait la « mort politique » du Rassemblement national. Rokhaya Diallo, également présente, a cherché à replacer ses déclarations dans leur contexte militant. Tout en reconnaissant que « le mot est malheureux », l’essayiste a souligné que la formule visait un parti politique et non une personne.









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