Le député de l’Oise a annoncé sa nomination à la présidence du groupe d’études « Économie, sécurité et souveraineté numériques » de l’Assemblée nationale. Ingénieur de formation et engagé dans les travaux parlementaires sur l’intelligence artificielle, il prend une responsabilité en cohérence avec son parcours et ses domaines d’expertise.
« J’ai l’honneur d’être nommé président du groupe d’études économie, sécurité et souveraineté numériques à l’Assemblée nationale ! » C’est sur X qu’Alexandre Sabatou a annoncé sa nomination. Pour le député du Rassemblement national, cette présidence prolonge un investissement dans des dossiers qui touchent directement à l’indépendance technologique de la France, à la protection des données et à la compétitivité des entreprises. Elle lui donne un nouveau cadre pour approfondir ces sujets et animer les échanges entre parlementaires.
À 33 ans, Alexandre Sabatou possède un parcours professionnel qui éclaire cette spécialisation. Ingénieur de formation, il a travaillé comme chef de projet informatique dans la fonction publique avant son entrée à l’Assemblée nationale. Élu député de la troisième circonscription de l’Oise en 2022, puis réélu en 2024, il associe ainsi une expérience des systèmes d’information à la pratique du travail parlementaire. Un profil technique utile pour aborder des questions où les choix politiques reposent aussi sur une compréhension précise des technologies et de leurs usages.
Un travail de fond sur l’intelligence artificielle
Vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, l’OPECST, Alexandre Sabatou est notamment l’un des trois corapporteurs de « ChatGPT, et après ? Bilan et perspectives de l’intelligence artificielle », aux côtés des sénateurs Patrick Chaize et Corinne Narassiguin. Adopté à l’unanimité par l’Office le 28 novembre 2024, ce rapport analyse les technologies d’IA, leurs conséquences économiques et sociales ainsi que les stratégies développées à l’étranger. Ses dix-huit recommandations témoignent d’un travail collectif approfondi, mené dans un cadre transpartisan.
Cet engagement s’est poursuivi en 2026. Avec Corinne Narassiguin, il a corapporté « Où va l’IA ? Quelles innovations pour quels usages ? », déposé le 30 avril à la suite d’une audition publique. Les sept recommandations formulées portent notamment sur le rapprochement entre recherche publique et privée, les liens entre entreprises et jeunes pousses innovantes, la formation et le développement d’intelligences artificielles souveraines et moins gourmandes en ressources. Ces travaux illustrent une attention portée aussi bien aux avancées scientifiques qu’à leur application concrète dans l’économie.
La protection des données constitue un autre volet de son activité. Dans une question écrite publiée le 5 mai 2026, Alexandre Sabatou a interpellé le gouvernement sur les garanties entourant l’hébergement des données sensibles et les risques liés à l’application de législations étrangères, notamment américaines. Il siège également à la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité. Autant de dossiers qui donnent une continuité à son engagement en faveur de la souveraineté numérique.
Une instance pour approfondir les choix technologiques de la France
Le groupe d’études qu’il préside est un lieu d’échanges ouvert aux députés de toutes sensibilités. Sa vocation est d’assurer un suivi juridique et technique des enjeux numériques et de nourrir la réflexion parlementaire. Auditions de responsables publics, rencontres avec les entreprises et les professionnels du secteur, échanges entre élus : ce format permet d’approfondir des sujets spécialisés et de mieux comprendre leurs implications. Son champ associe trois dimensions étroitement liées : le développement de l’économie numérique, la sécurité des systèmes et la maîtrise des technologies.
Les travaux du groupe ont notamment porté sur la protection des données sensibles et la souveraineté des services de cloud, avec des propositions concernant les garanties exigées des prestataires et le rôle de la commande publique. Ces préoccupations rejoignent celles qu’Alexandre Sabatou défend dans ses propres interventions parlementaires. Sa nomination apparaît ainsi comme le prolongement cohérent d’une spécialisation déjà étayée par plusieurs travaux. À cette fonction, son expérience technique et sa pratique des échanges transpartisans constituent des atouts pour faire avancer la réflexion sur la capacité de la France à maîtriser ses infrastructures, ses données et ses outils numériques.









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