Le rôle du baccalauréat dans l’accès aux études supérieures devra être débattu pendant la campagne présidentielle de 2027, estime Philippe Baptiste. Le ministre de l’Enseignement supérieur réagissait à un rapport sénatorial proposant notamment de mettre fin au droit d’inscription automatique des bacheliers dans l’enseignement supérieur.
Philippe Baptiste souligne que les universités accueillent des étudiants aux profils très variés, dont certains ne seraient pas suffisamment préparés pour suivre une licence. Selon lui, cette situation contribue à des taux d’échec élevés et impose aux établissements une mission particulièrement difficile. Il défend donc la création d’années de préparation ou de remise à niveau après le bac, notamment pour certains bacheliers professionnels.
Plusieurs milliards nécessaires aux universités
Le ministre alerte également sur les difficultés financières des universités, qu’il juge proches de leurs limites de fonctionnement. Deux pistes sont envisagées : un réinvestissement annuel de plusieurs milliards d’euros par l’État ou une contribution plus importante demandée aux étudiants issus des foyers les plus aisés. Il reste toutefois « farouchement opposé » à une augmentation uniforme des frais d’inscription.
Philippe Baptiste soutient parallèlement une réforme des bourses étudiantes, fondée sur la suppression des échelons et dont le coût serait proche de 400 millions d’euros par an. Il écarte cependant toute application immédiate des principales recommandations sénatoriales, parmi lesquelles figure une multiplication par cinq des droits universitaires, estimant que ces transformations structurelles devront faire l’objet d’un débat politique approfondi.

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