Quelques secondes suffisent à bouleverser une vie. Dans « Juste à temps », Rachid Bekhaled raconte le parcours d’un adolescent passionné de mécanique horlogère, dont l’avenir se retrouve menacé par un accident. Écrit et réalisé par le cinéaste, ce drame de 50 minutes prend place à Besançon, notamment dans le quartier de Planoise. Inspiré de situations tragiques réellement survenues, il relie les dangers de la vitesse et du protoxyde d’azote à une histoire de transmission et de seconde chance.
Amel est un garçon discret, attiré par les rouages et les mécanismes qu’il dessine avec précision. Son professeur, Christian Dumont, décèle ses capacités et cherche à l’aider à construire un avenir. Mais cette rencontre réveille aussi le souvenir de Tic-Tac, le frère aîné d’Amel, un ancien élève dont le parcours a dérapé. Tandis que l’enseignant espère mieux accompagner le cadet, Tic-Tac tente de lui transmettre les leçons de ses propres erreurs.
Deux frères face aux conséquences de leurs choix
La relation fraternelle donne au récit sa dimension intime. Tic-Tac connaît les tentations auxquelles Amel est confronté et mesure les conséquences qu’elles peuvent entraîner. Son expérience le pousse à vouloir protéger son frère, sans pouvoir décider à sa place. Entre les conseils de son aîné, l’attention de son professeur et l’influence de son entourage, l’adolescent doit trouver sa propre voie.
Une nuit vient rompre cet équilibre fragile. La vitesse, l’insouciance et le protoxyde d’azote précèdent un accident qui touche plusieurs personnages. Le film aborde ainsi le danger à travers ses conséquences humaines : des trajectoires interrompues, des responsabilités à assumer et des proches confrontés à ce qu’ils auraient voulu empêcher. La possibilité de réparer les erreurs traverse cette histoire où chacun cherche à agir avant qu’il ne soit trop tard.
Besançon et son patrimoine horloger au cœur du film
L’horlogerie bisontine fournit un fil conducteur à « Juste à temps ». Les pendules, les ateliers et les mécanismes font écho aux décisions qui s’enchaînent dans la vie des personnages. La précision des engrenages accompagne un récit consacré à des existences beaucoup moins prévisibles. Ancré à Planoise, le projet s’inscrit également dans une dimension franco-suisse, entre Besançon et Yverdon, avec la volonté de rapprocher des milieux et des expériences différents.
Aunel Jaje interprète Amel, aux côtés d’Amin Hakkar dans le rôle de Tic-Tac et de Quentin Juy dans celui de Christian Dumont. Des élèves du lycée Jules-Haag de Besançon participent également au film. José Rameaux signe la photographie et partage le montage avec Rachid Bekhaled. Produit par RB Entertainment, en coproduction avec Dominique Besnehard, le film compte notamment la Ville de Besançon, le Musée du Temps et le SDIS du Doubs parmi ses partenaires. Une avant-première au cinéma est annoncée pour le 7 novembre.


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