« D’un monde à l’autre » : Jérémie Renier transforme son deuil en expédition arctique
« D’un monde à l’autre » : Jérémie Renier transforme son deuil en expédition arctique

Après plusieurs années de silence et d’éloignement du cinéma, Jérémie Renier revient avec un projet très personnel. Dans D’un monde à l’autre, documentaire qu’il réalise lui-même, le comédien belge raconte une traversée de l’Arctique entreprise dans le sillage de la disparition de son ami proche, l’acteur Gaspard Ulliel, mort en janvier 2022 à la suite d’un accident de ski. Plus qu’un film d’aventure, ce récit suit une tentative de reconstruction intérieure à travers une expérience physique extrême.

Une traversée du Grand Nord comme chemin de reconstruction

Le point de départ du documentaire est une rencontre avec l’explorateur français Loury Lag, habitué des expéditions en milieux hostiles et lui-même marqué par des épreuves personnelles. Ensemble, ils imaginent un parcours dans le Grand Nord : une progression en kite-ski sur une partie du passage du Nord-Ouest, entre territoires américains et canadiens, au cœur d’un environnement où chaque geste devient une question de survie.

Le film montre autant la rudesse de cette aventure que ce qu’elle déclenche chez son réalisateur. Jérémie Renier y expose ses doutes, sa fatigue et sa difficulté à donner un sens à l’absence. Le dispositif est volontairement réduit : peu de matériel, une équipe resserrée et des conditions de tournage compliquées par le froid extrême. Dans des propos rapportés par Europe 1, l’acteur explique que filmer dans ces conditions imposait de protéger constamment les mains et que les batteries rendaient souvent l’enregistrement incertain.

Entre documentaire d’exploration et récit intime

Au fil du voyage, D’un monde à l’autre s’éloigne du simple carnet d’expédition pour devenir un film sur le lien entre deux hommes qui apprennent à se connaître dans un contexte de vulnérabilité permanente. Les paysages glacés, filmés par le directeur de la photographie Fabien Ruyssen, participent pleinement au récit : l’immensité blanche agit comme un miroir du vide laissé par le deuil.

La réception critique du film montre toutefois des lectures contrastées. France Télévisions salue une œuvre sensible qui interroge la manière dont chacun affronte la perte et cherche à retrouver un mouvement de vie. D’autres médias, comme Libération, se montrent plus réservés et estiment que le dispositif introspectif prend parfois le pas sur le récit d’aventure. Mais au-delà de ces divergences, le documentaire pose une même question : jusqu’où peut-on aller pour continuer à avancer après une disparition qui bouleverse une existence ?

Après plusieurs années de silence et d’éloignement du cinéma, Jérémie Renier revient avec un projet très personnel. Dans D’un monde à l’autre, documentaire qu’il réalise lui-même, le comédien belge raconte une traversée de l’Arctique entreprise dans le sillage de la disparition de son ami proche, l’acteur Gaspard Ulliel, mort en janvier 2022 à la suite d’un accident de ski. Plus qu’un film d’aventure, ce récit suit une tentative de reconstruction intérieure à travers une expérience physique extrême.

Une traversée du Grand Nord comme chemin de reconstruction

Le point de départ du documentaire est une rencontre avec l’explorateur français Loury Lag, habitué des expéditions en milieux hostiles et lui-même marqué par des épreuves personnelles. Ensemble, ils imaginent un parcours dans le Grand Nord : une progression en kite-ski sur une partie du passage du Nord-Ouest, entre territoires américains et canadiens, au cœur d’un environnement où chaque geste devient une question de survie.

Le film montre autant la rudesse de cette aventure que ce qu’elle déclenche chez son réalisateur. Jérémie Renier y expose ses doutes, sa fatigue et sa difficulté à donner un sens à l’absence. Le dispositif est volontairement réduit : peu de matériel, une équipe resserrée et des conditions de tournage compliquées par le froid extrême. Dans des propos rapportés par Europe 1, l’acteur explique que filmer dans ces conditions imposait de protéger constamment les mains et que les batteries rendaient souvent l’enregistrement incertain.

Au fil du voyage, D’un monde à l’autre s’éloigne du simple carnet d’expédition pour devenir un film sur le lien entre deux hommes qui apprennent à se connaître dans un contexte de vulnérabilité permanente. Les paysages glacés, filmés par le directeur de la photographie Fabien Ruyssen, participent pleinement au récit : l’immensité blanche agit comme un miroir du vide laissé par le deuil.

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