Le Kenya a annoncé mardi 6 octobre son premier cas recensé d’Ebola, suivi du décès du patient lundi soir dans un hôpital de Nairobi. Selon le ministre de la santé, Aden Duale, cet homme de nationalité kényane vivait en République démocratique du Congo et était arrivé samedi au Kenya après un trajet via l’Ouganda. Il avait été placé en isolement et diagnostiqué positif après l’apparition de symptômes. Les autorités sanitaires ont déclenché une alerte maximale pour surveiller d’éventuelles nouvelles infections.
La priorité porte désormais sur l’identification des personnes ayant été en contact avec lui. Vingt-huit contacts, notamment des proches et des professionnels de santé, ont été retrouvés. Les autorités recherchent également vingt-trois autres passagers ayant emprunté son vol depuis l’Ouganda. Selon Patrick Amoth, responsable du ministère de la santé, les personnes concernées doivent rester en isolement pendant vingt et un jours et obtenir un résultat négatif au dépistage avant de pouvoir en sortir. Leur identification ne signifie pas qu’elles sont infectées.
Une épidémie partie de RDC qui mobilise les pays voisins
Ce décès intervient alors que la RDC affronte sa dix-septième épidémie d’Ebola, présentée comme la plus meurtrière de son histoire. Selon les données des autorités congolaises rapportées par Le Monde, environ 8 300 cas et plus de 4 000 décès ont été recensés. Déclarée dans l’est du pays à la mi-mai, cette épidémie a également donné lieu à des cas en Ouganda et en France. Le Kenya devient ainsi le quatrième pays à signaler une infection dans le cadre de cet épisode.
Les autorités kényanes ont annoncé que le défunt serait inhumé dans les vingt-quatre heures suivant son décès, conformément aux protocoles de sécurité sanitaire. Le cas découvert à Nairobi remet au premier plan la coordination entre les pays concernés et le suivi des déplacements des patients. À ce stade, les informations communiquées font état d’un seul cas identifié au Kenya. La recherche des contacts et leur surveillance doivent permettre de déterminer si d’autres personnes ont été contaminées et de limiter une éventuelle propagation.

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