La circulation de la fièvre jaune continue de préoccuper les autorités sanitaires africaines. Plusieurs pays du continent ont signalé des infections depuis le début de l’année 2026, notamment dans des régions rurales et forestières proches des frontières. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à renforcer la surveillance épidémiologique, les campagnes de vaccination et la coopération entre États afin d’éviter l’apparition de nouveaux foyers. La situation est particulièrement surveillée dans les territoires où la couverture vaccinale reste insuffisante et où les déplacements de population favorisent la propagation du virus.
Au Burkina Faso, au Cameroun et en République centrafricaine, l’OMS avait recensé 16 cas confirmés entre janvier et mai 2026. D’autres signalements ont depuis concerné plusieurs pays, notamment la Côte d’Ivoire et le Ghana. En Côte d’Ivoire, les autorités sanitaires avaient identifié 14 cas confirmés dans huit districts entre janvier et août, principalement chez des personnes non vaccinées. Certains territoires touchés se situent à proximité des frontières internationales, ce qui complique le contrôle de la maladie. Au Ghana, une flambée a également été signalée dans la région de l’Upper West, avec 19 cas confirmés et trois décès recensés au 19 octobre. Ces épisodes rappellent que le virus continue de circuler dans plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.
La vaccination reste la principale protection contre la maladie
La fièvre jaune est une infection virale transmise par la piqûre de moustiques infectés. Après une incubation généralement comprise entre trois et six jours, elle peut provoquer une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des nausées et une fatigue importante. Si de nombreuses personnes guérissent spontanément, certaines développent une forme grave caractérisée par une jaunisse, des hémorragies et des atteintes du foie ou des reins. Il n’existe actuellement aucun traitement antiviral spécifique contre cette maladie. En revanche, un vaccin efficace permet d’obtenir une protection durable, généralement à vie après une seule dose. L’OMS considère 27 pays africains comme présentant un risque élevé de transmission.
Les zones frontalières constituent un défi particulier pour les autorités sanitaires, car les mouvements de commerçants, de travailleurs et de populations déplacées rendent plus difficile le suivi des personnes exposées. L’OMS recommande donc de renforcer les échanges d’informations entre pays voisins, d’améliorer les capacités de diagnostic et de déployer rapidement des campagnes de vaccination lorsqu’un foyer est détecté. La lutte contre les moustiques et l’élimination des eaux stagnantes font également partie des mesures de prévention. Pour les voyageurs se rendant dans les régions concernées, il est recommandé de vérifier les obligations vaccinales avant le départ. Au-delà des cas déjà identifiés, les autorités sanitaires cherchent surtout à empêcher que des foyers localisés ne se transforment en épidémies plus importantes, notamment dans les villes où une forte densité de population pourrait faciliter la transmission.









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