Le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam a décrété un couvre-feu sur l’île après plusieurs jours de troubles violents. Les manifestations, déclenchées par des pénuries d’eau et la hausse du coût de la vie, ont dégénéré le 13 octobre en émeutes. Un poste de police a été incendié et des écoles ont dû fermer leurs portes face à la dégradation de la situation sécuritaire.
Une jeune femme blessée, le couvre-feu instauré
La tension a encore grimpé lorsqu’une jeune femme a été blessée par les forces de l’ordre le 14 octobre. Les autorités ont alors pris la décision d’instaurer un couvre-feu pour tenter de ramener le calme dans l’archipel. La population mauricienne fait face à des difficultés croissantes d’approvisionnement en eau potable, un problème qui exacerbe les tensions sociales liées au pouvoir d’achat.
Cette crise représente un événement rare pour Maurice, généralement épargnée par ce type de violence urbaine. Les habitants témoignent de difficultés à trouver de quoi se nourrir depuis le début des troubles. Le gouvernement doit désormais gérer une situation devenue explosive, où les revendications sociales se mêlent aux frustrations accumulées face aux carences des services publics.

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