La garde à vue de Jean Imbert a pris fin mardi dans la soirée. Le chef cuisinier de 45 ans n’a toutefois pas été remis en liberté. Après près de 36 heures d’audition au commissariat du 16e arrondissement de Paris, il a été transféré au dépôt du tribunal judiciaire de la capitale. Jean Imbert doit être présenté ce mercredi matin à un magistrat, qui lui notifiera les suites retenues dans l’enquête pour violences conjugales ouverte après les plaintes de plusieurs de ses anciennes compagnes.
Des poursuites judiciaires désormais envisagées
Le transfert de Jean Imbert au tribunal marque une nouvelle étape de la procédure. Le parquet peut décider de le faire comparaître ultérieurement devant le tribunal correctionnel ou d’ouvrir une information judiciaire confiée à un juge d’instruction. Des mesures de contrôle judiciaire pourraient également être demandées, notamment une interdiction d’entrer en contact avec les plaignantes. La décision exacte doit être annoncée après sa présentation au magistrat.
Trois plaintes examinées par les enquêteurs
Jean Imbert est visé par trois plaintes déposées par d’anciennes compagnes. Parmi les plaignantes figurent Lila Salet et Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006. Les faits dénoncés portent sur des violences physiques et psychologiques présumées commises pendant leurs relations avec le chef. Lila Salet accuse notamment Jean Imbert de gifles répétées, d’emprise et de séquestration pendant plusieurs heures dans une chambre d’hôtel à Florence. Elle affirme avoir été frappée au visage et empêchée de quitter la pièce lors d’un déplacement du couple en Italie. Une première plainte avait été déposée en 2013 avant d’être retirée. L’ancienne comédienne a de nouveau saisi la justice en août 2025 pour des faits qu’elle situe en 2012 et 2013.
Alexandra Rosenfeld affirme avoir eu le nez fracturé
Alexandra Rosenfeld accuse pour sa part Jean Imbert de lui avoir fracturé le nez en lui donnant un coup de tête en octobre 2013. Les faits se seraient produits pendant le tournage de l’émission Recettes de fous, qu’ils présentaient ensemble sur M6. L’ancienne Miss France a produit une radiographie à l’appui de son récit. Elle a officiellement déposé plainte en mars 2026. Une 3e ancienne compagne a également porté plainte, sans que son identité ait été rendue publique.
Jean Imbert conteste les accusations
Depuis le début de l’affaire, Jean Imbert nie avoir commis les violences dénoncées. Lors de sa garde à vue, il a répondu aux questions des enquêteurs et présenté plusieurs documents destinés à soutenir sa version des faits. Ses avocates, Maîtres Jacqueline Laffont et Julie Benedetti, avaient indiqué qu’il s’était présenté avec « de nombreux documents » et des « éléments matériels solides qui étayent sa version des faits ». Le chef affirme notamment que certains récits sont incomplets ou déformés. Il reste présumé innocent tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.
Une carrière déjà lourdement impactée
Les accusations ont profondément bouleversé le parcours professionnel de Jean Imbert. En août 2025, il avait annoncé son retrait temporaire de ses établissements afin de laisser la justice mener ses investigations. Le Plaza Athénée a ensuite mis fin à ses fonctions managériales et exécutives à la tête de son restaurant étoilé. Sa collaboration comme directeur artistique devait prendre fin en juin 2026. Révélé en 2012 par sa victoire dans Top Chef, Jean Imbert avait ensuite dirigé plusieurs établissements prestigieux, notamment au Plaza Athénée à Paris et au Martinez à Cannes. La décision judiciaire attendue ce mercredi doit déterminer sous quel statut et pour quels faits précis il sera désormais poursuivi.