Gabriel Attal annonce vouloir soumettre aux Français « la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 » s’il remporte l’élection présidentielle. Le candidat de Renaissance prévoit une nouvelle organisation territoriale destinée à réduire la centralisation parisienne et à faire du maire l’élu disposant des pouvoirs les plus importants au niveau local.
L’ancien Premier ministre souhaite également accélérer les décisions administratives. Il propose d’inscrire dans la Constitution un délai maximal de deux mois pour répondre aux porteurs de projets, avec un principe selon lequel l’absence de réponse vaudrait accord. L’ensemble des recours administratifs serait par ailleurs limité à dix-huit mois, tandis que le président pourrait nommer davantage de hauts responsables chargés d’appliquer son programme.
Moins de parlementaires et un référendum chaque année
Il veut réduire le nombre de députés de 577 à 350 et celui des sénateurs de 348 à 200. Il présente cette diminution comme un moyen d’améliorer l’efficacité du Parlement et d’économiser plusieurs centaines de millions d’euros par an. Il promet aussi une journée référendaire annuelle durant laquelle les Français répondraient à plusieurs questions préparées avec les partis politiques et les partenaires sociaux.
Son programme prévoit également une réforme de la justice, des quotas limitatifs en matière d’immigration et le départ volontaire de 100 000 fonctionnaires, accompagné d’une prime. Sur les retraites, il souhaite remplacer l’âge légal par un système universel comprenant une part de capitalisation. Cette multiplication de propositions permet surtout au patron de Renaissance d’accélérer sa campagne face à Édouard Philippe, toujours présenté comme son principal rival dans l’espace politique issu du macronisme.
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