Le ministère du Travail pourrait être l’un des principaux contributeurs à l’effort budgétaire demandé en 2027. Selon les informations de Public Sénat, la mission « Travail, emploi et administration des ministères sociaux » devrait voir ses crédits réduits d’environ 2,5 milliards d’euros l’année prochaine, alors que le gouvernement cherche au total 54 milliards d’euros d’effort.
L’apprentissage devrait être relativement épargné. Jean-Pierre Farandou a obtenu le maintien des principales aides aux entreprises et des financements consacrés aux formations, notamment pour les secteurs stratégiques comme le nucléaire, l’énergie ou la défense. Les économies devront donc être recherchées ailleurs.
Le reste à charge du CPF pourrait passer de 150 à 350 euros
L’une des pistes envisagées concerne le compte personnel de formation. La participation forfaitaire payée par les salariés pourrait passer de 150 à 350 euros, sauf lorsque la formation permet d’accéder à un métier en tension. Le ministère réfléchit également à renforcer les contrôles avant la validation des formations financées par le CPF.
Emmanuel Capus, sénateur Horizons et rapporteur spécial des crédits concernés, se dit favorable à une meilleure régulation du dispositif mais précise que ses propres travaux n’avaient « pas conclu stricto sensu à une augmentation du ticket modérateur ». Il rappelle également que l’instauration d’un reste à charge a déjà davantage freiné l’utilisation du CPF parmi les catégories sociales les moins favorisées.
France Travail pourrait lui aussi être mis à contribution, après une première réduction de ses effectifs lors du précédent budget. France Compétences, dont la trésorerie affiche un excédent important, fait également partie des organismes susceptibles de participer à l’effort.
Ces pistes ne sont pas encore adoptées. Elles doivent être intégrées, modifiées ou abandonnées au cours de la préparation puis de l’examen du budget 2027 au Parlement.

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