Une enquête sur un trafic international de cocaïne a conduit à la mise en examen de dix hommes à Paris, vendredi 25 septembre, a annoncé lundi le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), selon l’AFP. Âgés de 25 à 53 ans, ils sont notamment poursuivis pour importation et fabrication de stupéfiants en bande organisée, ainsi que pour association de malfaiteurs. Neuf ont été placés en détention provisoire. Le dixième a été incarcéré dans l’attente d’un débat devant le juge des libertés et de la détention, prévu cette semaine. Tous restent présumés innocents.
Les enquêteurs cherchent à reconstituer une organisation qui aurait assuré plusieurs étapes du trafic, depuis l’importation jusqu’à la distribution en France. Selon le Pnaco, la drogue arrivait dissimulée dans des marchandises commerciales avant d’être traitée dans des laboratoires clandestins installés sur le territoire national. L’un de ces sites avait été découvert en août 2025 à Chigné, dans le Maine-et-Loire. Les investigations sont menées par l’Office anti-stupéfiants et la gendarmerie, notamment la section de recherches d’Angers.
Une chaîne logistique entre l’Amérique latine et la France
Certaines cargaisons contenaient de la cocaïne dissimulée dans de la pulpe de fruit congelée. Elles étaient acheminées par bateau depuis l’Amérique latine vers des ports du nord de l’Europe, puis transportées en France. Plusieurs lieux de stockage et des équipes séparées auraient participé à cette organisation. Les interpellations ont eu lieu dans le Nord, en région parisienne et dans la région nantaise. Ce maillage géographique constitue l’un des enjeux de l’enquête : déterminer le rôle de chacun dans un circuit réparti entre plusieurs territoires.
Le dossier illustre également la place des installations clandestines de transformation dans les enquêtes françaises sur la cocaïne. Les investigations portent ici sur toute une infrastructure présumée, associant transport, stockage et traitement de la drogue avant sa distribution. Le Pnaco précise que quatre des dix hommes étaient déjà détenus dans d’autres affaires. Selon la source proche du dossier, certains suspects ont reconnu des faits en garde à vue, tandis que d’autres ont gardé le silence. Les recherches se poursuivent pour identifier d’éventuels autres participants et établir l’étendue du réseau décrit par les enquêteurs.

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