Cédric Jubillar fait de nouveau l’objet d’un incident disciplinaire en détention. Condamné en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, puis passé aux aveux durant l’été 2026, l’ancien peintre-plaquiste a été surpris cette semaine dans une situation sexuelle avec une femme venue lui rendre visite à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses.
Le parloir a immédiatement été interrompu par le personnel pénitentiaire. La visiteuse, qui rencontrait Cédric Jubillar pour la première fois, a vu son permis de visite suspendu à titre conservatoire. Le détenu s’expose de son côté à une procédure disciplinaire.
Une surveillante les surprend au parloir
Les faits se déroulent lors d’une visite au parloir ordinaire de la maison d’arrêt de Seysses, près de Toulouse, où Cédric Jubillar est incarcéré au quartier d’isolement. Lors d’une ronde, une surveillante découvre la visiteuse assise sur le détenu. Celui-ci a son jean ouvert et se masturbe tandis qu’il a également placé une main sous la robe de la jeune femme.
Les relations sexuelles sont interdites dans les parloirs ordinaires des établissements pénitentiaires. Les marques d’affection peuvent être tolérées, mais les actes sexuels exposent le détenu à une procédure disciplinaire. Une personne proche de l’administration pénitentiaire précise : « Les gestes d’affection ne sont pas interdits, on peut même tolérer des baisers ou des gestes furtifs. » Dès que les gestes deviennent explicitement sexuels, le personnel pénitentiaire peut mettre fin au parloir.
Une première rencontre après un an de correspondance
La femme venait voir Cédric Jubillar pour la première fois. Originaire du Sud-Est de la France, elle entretenait avec lui une correspondance depuis environ un an et avait effectué les démarches nécessaires pour obtenir un permis de visite. Elle s’est ensuite déplacée jusqu’à la maison d’arrêt de Seysses pour leur première rencontre physique.
Après la découverte des deux personnes, le rendez-vous a été stoppé et la visiteuse a dû quitter l’établissement. Son permis de visite a été suspendu à titre conservatoire. Cédric Jubillar peut désormais faire l’objet d’une procédure devant la commission de discipline de l’établissement pénitentiaire.
Cédric Jubillar avait déjà été surpris dans une situation similaire
Ce n’est pas la première fois que Cédric Jubillar est confronté à une procédure disciplinaire pour des faits de cette nature au parloir. Lors de son procès en première instance, en septembre 2025, la présidente de la cour d’assises du Tarn avait évoqué un précédent incident avec Jennifer C., une femme qui lui rendait visite en détention.
Interrogé à l’audience sur cet épisode, Cédric Jubillar avait reconnu les faits : « Ah si, on a eu un rapport sexuel dans un parloir. » Cet épisode lui avait valu une privation de visites pendant un mois ainsi que quatre mois de parloir vitré.
Jennifer C. avait également raconté devant la cour qu’ils avaient été surpris par des surveillants dès leur deuxième parloir. Un précédent qui avait donc déjà placé le comportement de Cédric Jubillar lors de ses visites au cœur des débats pendant son procès.
Condamné à trente ans de réclusion criminelle
Cédric Jubillar a été condamné en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse. Delphine Jubillar, infirmière et mère de deux enfants, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Son corps n’a toujours pas été retrouvé.
Pendant plusieurs années, Cédric Jubillar a nié toute implication dans la disparition de son épouse. La situation a changé durant l’été 2026 lorsqu’il a reconnu être à l’origine de sa disparition, avant de confirmer ses aveux devant la justice le 15 juillet.
L’affaire Jubillar avait connu de multiples développements depuis la disparition de Delphine en décembre 2020, l’incarcération de son mari en juin 2021 puis son procès devant la cour d’assises du Tarn.
Un nouvel incident derrière les murs de Seysses
Ce nouvel épisode n’a aucune incidence sur la condamnation pénale prononcée contre Cédric Jubillar, mais peut entraîner une sanction disciplinaire supplémentaire en détention. L’administration pénitentiaire doit désormais déterminer les suites à donner aux faits constatés au parloir.
Cédric Jubillar demeure incarcéré à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses. Malgré ses aveux intervenus après sa condamnation en première instance, le dossier judiciaire reste ouvert, notamment autour des circonstances précises de la mort de Delphine Jubillar et de la localisation de son corps.
