Un tribunal thaïlandais a condamné jeudi à la peine de mort deux hommes ouïghours accusés d’avoir participé à l’attentat à la bombe qui avait frappé le centre de Bangkok en août 2015. Cette attaque, l’une des plus meurtrières de l’histoire récente du pays, avait fait 20 morts et 120 blessés.
L’explosion s’était produite au Sanctuaire d’Erawan, un lieu de culte très fréquenté par les touristes et les habitants de la capitale thaïlandaise. Parmi les victimes figuraient plusieurs ressortissants chinois, dont cinq originaires de Chine continentale et deux de Hong Kong.
Dans son jugement, le tribunal a estimé que les actes reprochés aux deux accusés constituaient plusieurs infractions graves distinctes. La condamnation à mort repose notamment sur le chef d’accusation de meurtre avec préméditation, considéré comme l’un des plus sévèrement punis par la justice thaïlandaise.
Les deux hommes, identifiés comme Yusufu Mieraili et Bilal Mohammed, sont originaires de la région du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine. Ils ont toujours nié les accusations portées contre eux tout au long de la procédure judiciaire.
Selon leur avocat, les deux condamnés feront appel de cette décision. La défense continue de contester leur implication dans l’attentat et entend poursuivre la bataille judiciaire devant les juridictions supérieures du pays.
Ce verdict met un terme à un procès particulièrement long et complexe, plus de onze ans après l’attaque qui avait profondément choqué la Thaïlande et la communauté internationale. L’attentat de Bangkok demeure l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire sécuritaire récente du royaume, en raison du nombre élevé de victimes et de son impact sur le tourisme dans le pays.
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