La cour d’appel de Lyon a condamné Gaël Perdriau à cinq ans de prison, dont quatre ans ferme et un an avec sursis, dans l’affaire du chantage à la vidéo intime visant son ancien premier adjoint Gilles Artigues. La juridiction a assorti cette peine d’un mandat de dépôt, confirmant ainsi l’emprisonnement prononcé en première instance.
Les magistrats ont également porté la durée d’inéligibilité de l’ancien maire de Saint-Étienne à dix ans, contre cinq ans lors du premier jugement. La peine dépasse les réquisitions du parquet général, qui avait demandé cinq années d’emprisonnement, dont trois ferme.
Un piège organisé contre son premier adjoint
En janvier 2015, Gilles Artigues avait été filmé à son insu dans une chambre d’hôtel parisienne en compagnie d’un escort. Selon les juges, ce piège avait été organisé pour exercer une pression sur cet élu centriste, dont l’alliance avait contribué à l’élection de Gaël Perdriau en 2014, mais qui commençait alors à prendre ses distances avec le maire.
Gaël Perdriau a toujours nié avoir commandité l’opération, attribuant son organisation à trois de ses anciens collaborateurs. Il reconnaît avoir eu connaissance de la vidéo dès 2015 et avoir évoqué sa divulgation en 2018 lors d’une conversation enregistrée, mais affirme avoir agi sous le coup de la colère sans formuler d’exigence. Sa défense demandait une requalification des faits de chantage en menace, passible d’une peine moins lourde.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.