Cinq syndicats représentant les personnels navigants ont déposé un préavis de grève national de cinq jours, du samedi 17 au mercredi 21 octobre. L’UNSA PNC, le SNPNC, le SNGAF, le SNPL et l’UNAC entendent protester contre la réforme du cumul emploi-retraite, dont l’entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2027. Le mouvement doit intervenir au début des vacances de la Toussaint, période traditionnellement marquée par une forte activité dans les aéroports.
La réforme prévoit de nouvelles conditions pour les retraités qui reprennent une activité professionnelle. Avant 64 ans, les revenus tirés d’une nouvelle activité ne pourront pas dépasser le montant de la pension de retraite. Entre 64 et 67 ans, le cumul sera possible sous un plafond fixé à 7 000 euros bruts par an. Au-delà de 67 ans, les règles actuelles du cumul emploi-retraite continueront de s’appliquer. Les syndicats considèrent que ces dispositions ne tiennent pas suffisamment compte des particularités des métiers de l’aérien.
Les personnels navigants demandent une exemption
Les organisations syndicales contestent également les conséquences de la réforme sur la Caisse de retraite complémentaire du personnel navigant, la CRPN. Elles demandent que les pilotes, hôtesses et stewards soient exclus du nouveau dispositif et défendent l’autonomie de leur régime. La Cour des comptes avait de son côté relevé en 2025 plusieurs difficultés concernant l’équilibre financier et la gouvernance de cette caisse.
Les syndicats affirment avoir engagé des discussions avec le gouvernement mais estiment que les garanties obtenues jusqu’ici restent insuffisantes. Ils demandent une modification du dispositif avant son entrée en vigueur et se disent disponibles pour reprendre les négociations. À défaut d’accord, le préavis couvre cinq journées susceptibles d’entraîner des perturbations dans le transport aérien pendant les vacances de la Toussaint.
La mobilisation annoncée concerne les pilotes ainsi que les personnels navigants commerciaux. L’ampleur des perturbations dépendra toutefois du nombre de salariés participant effectivement au mouvement et des éventuelles négociations menées d’ici octobre. Les compagnies aériennes et les autorités devront également préciser les conséquences concrètes de la grève sur les programmes de vols.

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