Invité ce lundi matin sur LCI, Philippe Brun a écarté sans ambiguïté l’hypothèse d’un ralliement à Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2027. Le député socialiste, candidat à la primaire de la gauche, estime que les divergences sont désormais trop profondes avec le leader de La France insoumise et juge sa stratégie politique incapable de conduire à la victoire.
« Je ne m’allierai jamais avec les macronistes »
Interrogé sur les possibilités de rassemblement de la gauche, Philippe Brun a d’abord refusé tout rapprochement avec le camp présidentiel. « Je ne m’allierai jamais avec les macronistes, je ne suis pas macroniste, je suis de gauche favorable à l’union de la gauche », a-t-il déclaré sur LCI. Mais cette union ne peut plus, selon lui, se faire aujourd’hui autour de Jean-Luc Mélenchon.
Le député socialiste considère que les relations entre LFI et le Parti socialiste se sont trop dégradées ces dernières années. « Après s’être fait insulter pendant deux ans et demi, on ne va pas nous embrasser les uns les autres », a-t-il lancé, estimant qu’un rapprochement soudain ne serait pas crédible aux yeux des électeurs.
« Une stratégie délirante depuis 2022 »
Philippe Brun s’est montré particulièrement sévère sur les chances présidentielles de Jean-Luc Mélenchon. « Il n’a aucune chance de l’emporter », a-t-il affirmé, le présentant comme l’une des personnalités politiques les plus rejetées du pays. Il estime toutefois que cette situation n’était pas inévitable et qu’elle résulte d’une stratégie choisie depuis 2022.
Selon lui, Jean-Luc Mélenchon a privilégié « une stratégie délirante » consistant à apparaître « le plus radical possible » au lieu de chercher à élargir sa base électorale. Philippe Brun considère qu’une stratégie plus ouverte, notamment envers les socialistes, aurait pu placer le leader insoumis dans une situation bien différente à l’approche de 2027.
Le député souhaite désormais détourner le débat de la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour mettre en avant la primaire de la gauche et les candidats socialistes. « On arrête de parler de Jean-Luc Mélenchon », a-t-il conclu, estimant que les priorités de la campagne doivent désormais porter sur les propositions concrètes, notamment le pouvoir d’achat.

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