La Ville de Paris vient d’inaugurer une nouvelle structure destinée à professionnaliser ses animateurs périscolaires, alors que la capitale demeure secouée par plusieurs affaires de violences sexuelles visant des enfants. Baptisé « école du périscolaire », ce centre installé dans le 13e arrondissement proposera une formation obligatoire de 100 heures aux 3 000 animateurs titulaires et contractuels de la filière.
La municipalité prévoit de former 500 professionnels chaque année et souhaite parallèlement développer l’accès au BAFA, qui ne reste toutefois pas obligatoire pour exercer. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a également confirmé son objectif de contractualiser 2 000 agents supplémentaires afin de réduire la précarité et le manque d’effectifs. Certains syndicats accueillent néanmoins cette école avec prudence, soulignant que les enseignements proposés ne débouchent sur aucun diplôme reconnu.
Plus de 200 enquêtes pénales en cours
Depuis février, les 14 000 animateurs employés par la Ville, y compris les vacataires, doivent suivre une formation de 48 heures consacrée à la prévention des violences sexuelles et des pratiques éducatives inappropriées. Ce parcours doit aussi aider l’administration à repérer d’éventuelles inaptitudes professionnelles. Emmanuel Grégoire assure par ailleurs que plus de 20 millions d’euros ont déjà été engagés dans le cadre du plan municipal annoncé au printemps.
La pression reste considérable sur la mairie : depuis le début de l’année, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes. Plus de 200 enquêtes pénales seraient également ouvertes dans les écoles primaires et les crèches parisiennes. Une quinzaine de familles ont annoncé une plainte contre la Ville, Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo, tandis que le maire doit être entendu le 16 septembre par la commission d’enquête du Sénat sur le périscolaire.

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