Les perspectives de l’économie suisse continuent de s’améliorer. Publié mardi 29 septembre, le baromètre conjoncturel du KOF atteint 109,1 points, soit 1,6 point de plus qu’en août. Cet indicateur, qui renseigne sur l’évolution probable de l’activité à court terme, se maintient au-dessus de sa moyenne. Sa hausse est notamment portée par l’industrie manufacturière, les services et la construction.
Le tableau est toutefois contrasté selon les branches. Les signaux progressent dans la chimie-pharmacie, le papier et le textile, tandis qu’ils reculent dans la construction automobile et mécanique. Le KOF relève aussi un léger repli des indicateurs liés à la demande extérieure, à la finance et à l’assurance, ainsi que des perspectives d’emploi sous pression dans le secteur productif. La hausse du baromètre indique donc une conjoncture favorable, sans annoncer une amélioration uniforme pour les entreprises et les salariés.
La pharmacie porte la croissance, avec un risque de contrecoup
Les chiffres déjà mesurés donnent du poids à cet optimisme : le PIB suisse, corrigé des effets des grands événements sportifs, a progressé de 1,5 % au deuxième trimestre 2026, après 0,5 % au premier. L’industrie chimique et pharmaceutique a fourni l’impulsion la plus forte, grâce notamment aux exportations. Cette concentration compte pour la suite : un trimestre exceptionnel dans une branche dont l’activité fluctue fortement ne garantit pas le même rythme pour toute l’économie.
Le gouvernement suisse a relevé sa prévision de croissance pour 2026 à 1,7 %, contre 0,9 % auparavant. Il anticipe néanmoins un possible reflux de l’élan pharmaceutique au second semestre. Les prix de l’énergie, le conflit au Moyen-Orient et les incertitudes commerciales restent également des risques. Le prochain test sera donc de voir si l’amélioration signalée par le KOF se traduit durablement dans l’activité, au-delà du rebond des exportations de médicaments.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.