Le parcours du Tour de France 2027 a été dévoilé ce jeudi à Paris. La 114e édition de la Grande Boucle se déroulera du vendredi 2 au dimanche 25 juillet 2027, avec un Grand Départ inédit en Écosse, une arrivée au sommet du Grand Colombier, plusieurs étapes redoutables dans les Alpes et les Pyrénées et 2 contre-la-montre individuels. Au total, les coureurs devront parcourir 3 479 kilomètres répartis sur 21 étapes, avec 3 journées de repos.
Après le cinquième sacre de Tadej Pogacar sur le Tour de France en 2026, l’édition 2027 proposera plusieurs terrains d’affrontement aux prétendants à la victoire finale. Le classement général pourra être bouleversé dès la première semaine, avec un premier contre-la-montre de 38 kilomètres, avant les ascensions du Grand Colombier, des cols alpins et du col du Portet dans les Pyrénées.
Un Grand Départ historique en Écosse, avant l’Angleterre et le pays de Galles
Pour la première fois de son histoire, le Tour de France prendra son départ en Écosse. Le peloton s’élancera d’Édimbourg le vendredi 2 juillet, avant de traverser l’Angleterre et le pays de Galles au cours des 3 premières étapes. Après une journée de repos et de transfert, les coureurs retrouveront les routes françaises en Normandie.
1re étape, vendredi 2 juillet : Édimbourg – Carlisle (184 km). Le Tour débutera dans la capitale écossaise, avec une première étape vallonnée en direction du sud. Le parcours traversera les Scottish Borders et franchira la frontière anglaise avant de rejoindre Carlisle. Une seule ascension sera répertoriée, la côte de Melrose, et le final relativement plat devrait favoriser les sprinteurs pour l’attribution du premier maillot jaune.
2e étape, samedi 3 juillet : Keswick – Liverpool (223 km). Le peloton partira du Lake District pour rejoindre Liverpool, après une longue journée comportant 5 côtes répertoriées. Le parcours traversera notamment les reliefs du Lancashire, avec plusieurs possibilités d’attaques pour les puncheurs et les échappés. Le final, plus plat, pourrait néanmoins permettre un regroupement et une arrivée au sprint.
3e étape, dimanche 4 juillet : Welshpool – Cardiff (223 km). La dernière journée britannique sera disputée au pays de Galles. Le tracé comportera une succession de difficultés, notamment la côte d’Epynt, longue de 3,7 kilomètres à 7,9%, puis celle de Caerffili, avec 2 kilomètres à 8,1%, située à seulement 12 kilomètres de l’arrivée. Les favoris devront rester aux avant-postes avant l’arrivée dans la capitale galloise.
Lundi 5 juillet : première journée de repos. Cette journée permettra aux équipes et aux coureurs de rejoindre la France après les 3 étapes britanniques. La course reprendra le lendemain dans la Manche.
De la Normandie au Grand Colombier : une première semaine déjà décisive
Après la Grande-Bretagne, le Tour traversera la Normandie, la Bretagne, les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire avant de se diriger vers la Bourgogne et le massif du Jura. Le premier contre-la-montre individuel précédera de seulement 2 jours la première grande arrivée en altitude, au Grand Colombier.
4e étape, mardi 6 juillet : Cherbourg-en-Cotentin – Cherbourg-en-Cotentin (171 km). La première étape française prendra la forme d’une boucle autour de Cherbourg, dans le département de la Manche. Le peloton retrouvera les routes normandes après son passage au Royaume-Uni, sur un terrain favorable aux changements de rythme et aux offensives.
5e étape, mercredi 7 juillet : Pontorson – Plumelec (178 km). Le Tour quittera la Manche pour rejoindre le Morbihan et la commune de Plumelec. Cette arrivée en Bretagne sera particulièrement intéressante pour les puncheurs, sur un terrain réputé pour ses bosses et notamment la côte de Cadoudal.
6e étape, jeudi 8 juillet : Vannes – Angers (193 km). Les coureurs partiront de Vannes pour rejoindre Angers, dans le Maine-et-Loire. Cette étape constituera une occasion pour les équipes de sprinteurs de contrôler la course avant l’arrivée dans la capitale de l’Anjou.
7e étape, vendredi 9 juillet : Blois – Chambord (38 km, contre-la-montre individuel). Le premier grand rendez-vous chronométré se déroulera dans le Loir-et-Cher, entre Blois et le château de Chambord. Avec 38 kilomètres à parcourir individuellement, les spécialistes du contre-la-montre disposeront d’une première occasion de creuser des écarts au classement général. Les grimpeurs moins performants dans cet exercice pourraient perdre un temps précieux avant les premières étapes de montagne.
8e étape, samedi 10 juillet : Bourges – Le Creusot (224 km). Il s’agira de la plus longue étape de cette édition, avec 224 kilomètres entre le Cher et la Saône-et-Loire. Le relief bourguignon et les difficultés du secteur du Creusot, notamment le Signal d’Uchon, offriront un terrain propice aux attaques et aux échappées.
9e étape, dimanche 11 juillet : Villars-les-Dombes – Grand Colombier (162 km). La première grande arrivée au sommet du Tour 2027 aura lieu dans l’Ain. Après un départ de Villars-les-Dombes, le peloton rejoindra le Grand Colombier, redoutable ascension du massif du Jura dont certaines pentes dépassent les 10%. Cette montée avait déjà accueilli une arrivée du Tour en 2023, remportée par Michal Kwiatkowski. Les prétendants au maillot jaune auront ici un premier rendez-vous important en haute montagne.
Lundi 12 juillet : deuxième journée de repos. Après l’ascension du Grand Colombier, les coureurs bénéficieront d’une journée de récupération avant d’aborder les Alpes.
Les Alpes et le Massif central au programme de la deuxième semaine
La deuxième semaine commencera par 2 étapes alpines, dont celle du 14 juillet entre Cluses et Les Saisies. Le Tour descendra ensuite vers la vallée du Rhône, Montpellier et le Massif central, avec une arrivée exigeante à Mende.
10e étape, mardi 13 juillet : Annecy – Sallanches (171 km). Le peloton évoluera en Haute-Savoie, sur les routes qui accueilleront quelques semaines plus tard les championnats du monde de cyclisme 2027. Le secteur de Sallanches, célèbre pour la côte de Domancy et le sacre de Bernard Hinault aux Mondiaux de 1980, offrira un terrain accidenté aux coureurs.
11e étape, mercredi 14 juillet : Cluses – Les Saisies (150 km). La fête nationale française sera célébrée au cœur des Alpes. Le parcours reliera Cluses, en Haute-Savoie, à la station des Saisies, en Savoie, avec plusieurs ascensions particulièrement exigeantes, dont le col de la Colombière, le col du Pré et la montée de Bisanne. Cette dernière, longue de 12,4 kilomètres à 8,3% de moyenne, précédera l’arrivée aux Saisies. Une étape particulièrement difficile qui pourrait provoquer de nouveaux écarts parmi les favoris.
12e étape, jeudi 15 juillet : Chambéry – Valence (162 km). Après les difficultés alpines, le peloton quittera la Savoie pour rejoindre la Drôme. L’arrivée à Valence proposera une occasion de victoire aux sprinteurs, après plusieurs journées éprouvantes pour les organismes.
13e étape, vendredi 16 juillet : Aubenas – Montpellier (164 km). Le Tour partira de l’Ardèche pour rejoindre l’Hérault. Le tracé mènera les coureurs vers Montpellier, où les équipes de sprinteurs chercheront à profiter d’une arrivée favorable aux hommes rapides.
14e étape, samedi 17 juillet : Montpellier – Mende (199 km). Le retour du Tour à Mende constituera l’un des rendez-vous les plus difficiles du Massif central. Après près de 200 kilomètres de course, les coureurs rejoindront la préfecture de la Lozère, célèbre pour la montée de la Croix-Neuve, également appelée montée Jalabert. Ses forts pourcentages ont déjà provoqué d’importantes différences entre les coureurs lors des précédents passages de la Grande Boucle.
15e étape, dimanche 18 juillet : Rodez – Albi (169 km). Le peloton traversera l’Aveyron et le Tarn pour terminer la deuxième semaine à Albi. Le relief vallonné de cette partie de l’Occitanie permettra aux attaquants de tenter leur chance avant la dernière journée de repos.
Lundi 19 juillet : troisième et dernière journée de repos. Les coureurs profiteront d’une dernière pause avant les 6 étapes finales, avec un nouveau contre-la-montre et les Pyrénées au programme.
Deuxième contre-la-montre et Pyrénées : une dernière semaine explosive
La troisième semaine commencera par un effort individuel de 33 kilomètres autour de Toulouse, avant une succession d’étapes dans le Sud-Ouest. Les 2 principales journées pyrénéennes seront programmées les 22 et 23 juillet, avec une arrivée à Saint-Lary-Soulan et une autre à Laruns.
16e étape, mardi 20 juillet : Toulouse – Toulouse (33 km, contre-la-montre individuel). Après le premier chrono de 38 kilomètres disputé à Chambord, les spécialistes disposeront de 33 nouveaux kilomètres pour faire parler leur puissance. Au total, 71 kilomètres de contre-la-montre individuel figureront au programme du Tour 2027, un élément important pour la lutte au classement général.
17e étape, mercredi 21 juillet : Muret – Pau (186 km). Le peloton quittera la région toulousaine pour rejoindre Pau, ville historique du Tour de France et porte d’entrée des Pyrénées. Cette étape permettra aux équipes de préparer les grandes ascensions du lendemain, tout en offrant une possibilité de victoire aux coureurs rapides ou aux échappés.
18e étape, jeudi 22 juillet : Pau – Saint-Lary-Soulan, col du Portet (174 km). Cette étape constituera l’un des rendez-vous les plus difficiles de la 114e édition. Les coureurs affronteront les grandes montagnes pyrénéennes, avec une arrivée au col du Portet, situé à 2 215 mètres d’altitude. Cette ascension finale, longue d’environ 16 kilomètres avec une pente moyenne proche de 9%, avait notamment permis à Tadej Pogacar de remporter une victoire prestigieuse en 2021. Le Tourmalet figure également parmi les grandes difficultés de cette journée, qui pourrait peser lourd dans l’attribution du maillot jaune.
19e étape, vendredi 23 juillet : Hasparren – Laruns (160 km). La deuxième journée pyrénéenne partira du Pays basque pour rejoindre Laruns, dans les Pyrénées-Atlantiques. Les coureurs devront négocier les reliefs de la chaîne pyrénéenne après l’étape du col du Portet. Les favoris disposeront d’une nouvelle occasion de renverser le classement général à seulement 2 jours de l’arrivée à Paris.
20e étape, samedi 24 juillet : Maubourguet – Libourne (198 km). L’avant-dernière étape reliera les Hautes-Pyrénées à la Gironde. Après les grandes difficultés des jours précédents, les coureurs parcourront près de 200 kilomètres en direction de Libourne. Les sprinteurs encore présents pourront viser une dernière victoire avant Paris.
21e étape, dimanche 25 juillet : Saint-Quentin-en-Yvelines – Paris (116 km). Le Tour se terminera dans la capitale, avec une arrivée sur les Champs-Élysées. Après une édition 2026 marquée par la victoire de Mathieu Van der Poel à Paris, le peloton retrouvera les rues parisiennes pour conclure 24 jours de course, repos compris. Le vainqueur de cette 114e édition recevra son maillot jaune définitif au terme des 3 479 kilomètres.
Grand Colombier, Les Saisies, col du Portet : les rendez-vous à retenir
Le parcours 2027 accordera une place importante aux exercices chronométrés, avec 71 kilomètres de contre-la-montre individuel répartis entre les étapes de Blois à Chambord et de Toulouse. Les spécialistes de cet exercice auront donc 2 occasions de faire la différence, tandis que les grimpeurs pourront s’exprimer sur plusieurs arrivées difficiles.
Le Grand Colombier, le 11 juillet, constituera le premier grand test en montagne. Les Alpes prendront le relais les 13 et 14 juillet, avec notamment l’arrivée aux Saisies. La montée vers Mende, le 17 juillet, ajoutera une difficulté dans le Massif central, avant le final pyrénéen des 22 et 23 juillet.
Tadej Pogacar, qui a écrasé la concurrence en montagne lors du Tour 2026, abordera la saison 2027 avec la perspective d’un sixième sacre, qui lui permettrait de dépasser le record de 5 victoires qu’il partage avec Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain.
Le Tour de France 2027 se déroulera ainsi du 2 au 25 juillet, avec 21 étapes, 3 journées de repos, 2 contre-la-montre individuels et un parcours reliant l’Écosse à Paris, en passant par les routes britanniques, la Normandie, la Bretagne, le Jura, les Alpes, le Massif central et les Pyrénées.

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