Les tensions au Moyen-Orient ont des répercussions immédiates sur le trafic aérien. Après les frappes menées contre l’Iran par les États-Unis et Israël, plusieurs grandes compagnies européennes ont annoncé l’annulation ou la suspension de nombreuses liaisons vers la région.
Air France a indiqué avoir annulé ses vols prévus le 28 février à destination et en provenance de Tel-Aviv et de Beyrouth, invoquant la dégradation de la situation sécuritaire. La compagnie a précisé qu’elle communiquerait ultérieurement sur l’évolution de son programme dans les prochains jours.
De son côté, le groupe Lufthansa a annoncé la suppression de ses vols vers Tel-Aviv, Beyrouth, Amman, Erbil et Téhéran jusqu’au 7 mars. Les liaisons vers Dubaï et Abu Dhabi sont également suspendues au moins jusqu’à dimanche. Le transporteur allemand justifie ces décisions par « la situation actuelle au Moyen-Orient ».
Turkish Airlines a également annoncé la suspension de ses vols vers plusieurs capitales de la région.
Espaces aériens fermés
Les autorités israéliennes ont annoncé la fermeture de l’espace aérien aux vols civils et appelé les voyageurs à ne pas se rendre dans les aéroports jusqu’à nouvel ordre. Les espaces aériens iranien et irakien sont également fermés, tandis que les Émirats arabes unis ont indiqué une fermeture « partielle et temporaire » de leur espace aérien.
Ces mesures interviennent après l’annonce par le président américain de « opérations de combat majeures » contre l’Iran. Israël avait auparavant évoqué une « frappe préventive » visant à neutraliser des menaces. Des explosions ont été signalées à Jérusalem et l’armée israélienne a affirmé avoir détecté des tirs de missiles en provenance d’Iran.
Dans ce contexte, les compagnies aériennes adaptent leurs plans de vol afin de garantir la sécurité des passagers et des équipages, alors que l’incertitude demeure sur l’évolution de la situation dans la région.
