L’homme de 21 ans qui a attaqué des policiers au couteau devant le commissariat de Cannes samedi matin a été interné en psychiatrie d’office. Après avoir déclaré entendre des « voix » lui dictant son acte, il a été jugé incompatible avec la garde à vue, qui a été levée. L’enquête pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique » se poursuit sous la houlette du service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) de Nice.
L’attaque s’est produite à 10h45 sur le parking du commissariat. Armé d’un couteau, l’individu s’est dirigé vers un véhicule de police, adoptant une posture menaçante. Face à la situation, l’équipage à bord a tenté de s’éloigner en direction de l’esplanade, mais l’homme les a rapidement rejoints. Les renforts ont alors dû intervenir pour le maîtriser, un agent faisant usage de son pistolet à impulsion électrique.
Lors de son interpellation, des témoins affirment l’avoir entendu crier « Allah Akbar » et évoquer des intentions suicidaires. Plus tard, lors d’un examen médical visant à évaluer son état de santé, il aurait confié avoir agi sous l’influence de « voix ». L’évaluation psychiatrique a conclu à la nécessité d’une hospitalisation immédiate, le suspect étant en rupture de traitement pour une pathologie mentale.
L’homme n’est pas inconnu des services de police. Son casier judiciaire mentionne plusieurs condamnations : six mois avec sursis pour vol aggravé en novembre 2023 à Meaux, puis trois mois avec sursis en novembre 2024 à Créteil pour vol en réunion. Il avait également été condamné trois jours avant l’attaque à une amende de 300 euros et à cinq ans d’interdiction du territoire français pour la dégradation d’un véhicule de police municipale. Selon une source proche du dossier, le suspect, qui utilise plusieurs alias, serait un ressortissant marocain sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).