Les spéléologues ont trouvé un nom pour désigner l’immensité des mondes souterrains : le sixième continent. Cette appellation recouvre l’ensemble des gouffres, grottes et galeries qui parcourent le sous-sol terrestre. Le physicien Christophe Galfard a consacré samedi sa chronique scientifique hebdomadaire sur France Inter à cette fascinante réalité géologique.
Les dimensions de cet univers souterrain impressionnent. Les plus grandes galeries connues s’enchaînent sur des centaines de kilomètres, formant des réseaux d’une ampleur comparable aux grands fleuves de surface. Ces structures naturelles restent largement inexplorées malgré les progrès techniques de la spéléologie moderne.
Un réseau de centaines de kilomètres
L’expression « sixième continent » avait déjà été utilisée pour désigner le vortex de déchets du Pacifique Nord, découvert en 1997 par l’océanographe américain Charles J. Moore. Cette accumulation de plastiques flottants avait reçu cette appellation dès 2008. Les spéléologues s’approprient aujourd’hui le terme pour qualifier leur propre territoire d’exploration.









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