Le géant américain a reconnu publiquement que son moteur de recherche est désormais indissociable de l’intelligence artificielle. Une annonce faite à l’occasion du déploiement de nouveaux outils pédagogiques, qui soulève des questions concrètes sur la capacité des établissements scolaires à encadrer l’usage de ces technologies.
Google a officiellement reconnu ce que beaucoup soupçonnaient : il n’existe aucun moyen d’utiliser Google Search sans recourir à l’intelligence artificielle. Cette déclaration, formulée à l’occasion d’une annonce destinée au monde éducatif, révèle à quel point l’IA est désormais intégrée au fonctionnement même du site le plus consulté de la planète.
L’entreprise a présenté mardi une série de nouveaux produits à destination des écoles et des enseignants, accompagnés de mécanismes permettant de restreindre ou de limiter l’accès aux fonctionnalités d’intelligence artificielle dans les salles de classe. Google a affirmé que les établissements scolaires devaient conserver la maîtrise de l’usage que font leurs élèves de ces outils.
Mais cette promesse de contrôle se heurte à une réalité technique de taille : si un établissement ou un enseignant choisit de bloquer les fonctionnalités d’IA proposées par Google, les élèves se retrouvent dans l’impossibilité d’utiliser Google Search tout court. L’outil de recherche et l’intelligence artificielle ne forment plus qu’un seul et même système, sans possibilité de les dissocier.
Cette situation place les responsables éducatifs face à un choix binaire : accepter l’IA dans son intégralité ou renoncer à l’un des outils de recherche d’information les plus utilisés au monde. La question de l’autonomie des institutions face aux décisions unilatérales des grandes plateformes technologiques se pose avec une acuité renouvelée, notamment en Europe où la régulation du numérique fait l’objet d’un encadrement croissant.









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