À quelques heures du lancement du Mois sans tabac, les Français qui souhaitent arrêter de fumer peuvent encore rejoindre l’opération. Du 1er au 30 novembre 2026, Santé publique France, le ministère de la Santé et l’Assurance Maladie organisent la onzième édition de cette campagne nationale de prévention. L’objectif est simple : accompagner les fumeurs pendant 30 jours sans cigarette, grâce à des conseils personnalisés, des outils gratuits et un soutien professionnel. Les inscriptions, ouvertes depuis le 1er octobre, restent accessibles sur le site officiel mois-sans-tabac.fr.
Depuis sa création en 2016, le Mois sans tabac a rassemblé plus de 2,5 millions de participants, dont plus de 117 000 en 2025. Cette mobilisation répond à une attente importante : selon Santé publique France, 55 % des fumeurs quotidiens déclarent vouloir arrêter. Pour les aider à franchir le pas, les organisateurs proposent notamment un kit gratuit comprenant un programme de 40 jours, avec dix jours de préparation et trente jours de défi, ainsi qu’une roue permettant de calculer les économies réalisées en abandonnant la cigarette. Ce kit peut être téléchargé en ligne ou retiré dans les pharmacies partenaires. Plus de 18 000 officines participent cette année à l’opération, tandis que des stands d’information sont également installés dans différents lieux publics.
Des tabacologues accessibles gratuitement et des substituts nicotiniques remboursés
Les participants peuvent également bénéficier d’un accompagnement personnalisé grâce à Tabac info service. Le numéro 39 89, accessible du lundi au samedi de 8 heures à 20 heures, permet d’échanger avec un tabacologue sans payer la consultation, hors coût éventuel de l’appel. Une application mobile gratuite propose par ailleurs un programme de coaching, des conseils adaptés aux habitudes de chacun et des outils pour suivre les progrès réalisés. Pour les personnes qui rencontrent des difficultés liées au manque de nicotine, des substituts comme les patchs, gommes ou pastilles peuvent être recommandés par un professionnel de santé. Lorsqu’ils sont prescrits, ces traitements sont remboursés à 65 % par l’Assurance Maladie. Les médecins, infirmiers, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et masseurs-kinésithérapeutes peuvent notamment les prescrire.
Au-delà du défi collectif, le Mois sans tabac cherche à encourager un arrêt durable. Selon les données mises en avant par Santé publique France, tenir trente jours sans cigarette multiplie par cinq les chances de réussir à arrêter à long terme. Participer à l’opération avec un accompagnement permet également de doubler les chances de réussite un an après, par rapport à une tentative réalisée sans aide extérieure. Les enjeux sanitaires restent considérables : le tabagisme aurait provoqué plus de 68 000 décès en France en 2023, ce qui en fait la première cause de mortalité évitable dans le pays. Pour les fumeurs qui hésitent encore, l’inscription ne nécessite aucun engagement financier et peut constituer une première étape vers l’arrêt. Même en cas de difficulté ou de rechute, les professionnels recommandent de poursuivre la démarche plutôt que d’abandonner définitivement leur objectif.









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