Depuis le 19 juin, 301 personnes sont mortes noyées en France, selon le dernier bilan communiqué par la ministre des Sports, Marina Ferrari. Ce nombre représente une hausse de 14 % par rapport à la même période en 2025 et confirme la dangerosité particulière de la saison estivale 2026.
La ministre attribue une part importante de ces accidents à des baignades pratiquées dans des zones interdites ou dépourvues de surveillance. Malgré les campagnes de prévention engagées dès les premières fortes chaleurs du mois de mai, de nombreux baigneurs continuent de fréquenter des canaux, des plans d’eau et d’autres espaces qui ne disposent d’aucun dispositif de secours permanent.
Les personnes âgées figurent également parmi les victimes, notamment dans les piscines privées. Les hydrocutions et la surestimation des capacités physiques peuvent provoquer des accidents rapides, parfois sans que l’entourage mesure immédiatement la gravité de la situation. En eau libre, les comportements à risque restent particulièrement préoccupants, notamment en Île-de-France.
Les adolescents également touchés par les noyades mortelles
En Haute-Savoie, un garçon de 13 ans est mort après s’être noyé dans un plan d’eau de la base de loisirs de Saint-Paul-en-Chablais. L’adolescent a été retrouvé par une équipe de plongeurs à la plage du lac de la Beunaz, mais les secours n’ont pas réussi à le réanimer.
Un précédent bilan de Santé publique France recensait déjà 925 noyades entre le 1er mai et le 15 juillet, dont 274 mortelles. Parmi les personnes décédées figuraient 237 adultes et 37 mineurs. Chez les adolescents âgés de 13 à 17 ans, une noyade sur trois s’était alors soldée par un décès.
Les épisodes de canicule particulièrement intenses observés depuis le début de l’été ont favorisé une fréquentation accrue des lieux de baignade, y compris des zones non aménagées. La progression du nombre de morts montre toutefois que les messages de prévention peinent encore à modifier certains comportements. Surveillance constante des enfants, choix d’un site autorisé et prise en compte de sa condition physique restent indispensables avant toute entrée dans l’eau.
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