Ce qui devait être une simple perquisition dans une enquête pour cyberharcèlement a débouché sur une découverte stupéfiante. À Bondy, en Seine-Saint-Denis, les policiers ont mis la main mardi sur un véritable arsenal de guerre dans un appartement… dont l’occupant reste introuvable. C’est l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine qui menait l’opération. Mais en poussant la porte du domicile du suspect, les enquêteurs sont tombés sur bien plus que des preuves numériques.
Fusils, grenades et presse à munitions
À l’intérieur : un fusil d’assaut, deux Glock, trois pistolets d’une autre marque, plus de 1.000 munitions, une presse pour recharger les cartouches et quatre grenades – dont une factice. L’homme visé par la perquisition n’était pas là. Depuis, il est activement recherché. L’affaire a été immédiatement divisée en deux volets : le cyberharcèlement reste du ressort de l’OCLCH, tandis que la découverte d’armes relève désormais de la Brigade de répression du banditisme, rattachée à la police judiciaire parisienne. Un arsenal de cette ampleur, retrouvé dans un simple appartement de banlieue, soulève de lourdes questions. Le fugitif n’était-il qu’un collectionneur ? Ou s’apprêtait-il à passer à l’action ? Pour les enquêteurs, il y a désormais urgence à retrouver cet homme… et à comprendre son projet.