Le retour des baignades dans la Seine et la Marne pourrait connaître une nouvelle accélération. Une dizaine de sites supplémentaires sont envisagés en Île-de-France d’ici à 2030, avec des pistes notamment autour du canal Saint-Denis. Les collectivités préparent déjà les prochaines saisons, mais les ouvertures évoquées restent à confirmer. Pour les habitants, l’annonce dessine donc de nouvelles possibilités sans constituer, à ce stade, un calendrier garanti.
Cette extension s’appuierait sur un réseau déjà constitué. Durant l’été 2026, huit sites de baignade ont été proposés dans la Seine et la Marne : trois à Paris, ainsi qu’à Joinville-le-Pont, Maisons-Alfort, Saint-Maur-des-Fossés, Champigny-sur-Marne et Neuilly-sur-Marne. L’Atelier parisien d’urbanisme recensait douze lieux en intégrant les canaux et les opérations ponctuelles, notamment à Pantin et à L’Île-Saint-Denis. Une différence de périmètre essentielle : une journée exceptionnelle de baignade n’offre pas le même service qu’un espace accessible pendant plusieurs semaines.
Des ouvertures attendues, des conditions d’accès encore à fixer
Pour se baigner gratuitement, plusieurs possibilités existent déjà, à commencer par les sites parisiens aménagés dans la Seine et les Rives de Neuilly, ouvertes à Neuilly-sur-Marne durant l’été 2026. Mais la gratuité ne concerne pas toutes les installations : à Joinville-le-Pont et à Maisons-Alfort, le département du Val-de-Marne annonçait cette saison des tarifs à partir de 3 euros pour deux heures. Impossible, dès lors, de présenter les dix projets évoqués pour 2030 comme autant de futures plages gratuites. Leurs modalités d’accès devront être précisées par les collectivités concernées.
Au-delà du canal Saint-Denis, les perspectives présentées par les pouvoirs publics concernent aussi l’Essonne et la Seine-et-Marne, en amont de Paris, ainsi que les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, en aval. Leur concrétisation accompagne la poursuite des travaux d’assainissement et de réduction des rejets. La qualité de l’eau reste également déterminante pour les jours d’ouverture, les épisodes pluvieux pouvant entraîner des fermetures. L’enjeu des prochaines années sera donc autant d’élargir la carte des baignades que de rendre leur accès suffisamment régulier pour en faire un véritable loisir de proximité.

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