Près de trois mois après la mort d’Éric Roy, Jérôme Alonzo n’a pas caché sa colère. Très proche de l’ancien entraîneur du Stade Brestois, l’ex-gardien du PSG a vivement regretté qu’aucune minute de silence officielle et généralisée par la Ligue n’ait été imposée lors de la première journée de Ligue 1. Une absence qu’il juge difficilement compréhensible au regard de la place occupée par Éric Roy dans le football français.
Quelques jours après la disparition du technicien, Jérôme Alonzo avait déjà livré un témoignage bouleversant sur ses derniers moments avec son ami, expliquant notamment avoir quitté leur ultime rencontre en sachant qu’il ne le reverrait probablement jamais. Éric Roy est mort le 17 juin 2026 à 58 ans, après avoir lutté pendant trois ans et demi contre un cancer du pancréas.
« Je suis hyper déçu et hyper triste »
Jérôme Alonzo a directement mis en cause l’absence de décision générale de la Ligue pour la reprise du championnat : « Je suis hyper déçu et hyper triste que la Ligue n’ait pas imposé une minute de silence lors de la première journée. »
L’ancien gardien s’interroge notamment sur la manière dont une telle situation aurait été traitée dans les autres grands championnats européens : « Je ne sais pas si ça serait arrivé en Angleterre, en Espagne, en Italie. »
Pour Jérôme Alonzo, la situation est d’autant plus difficile à accepter qu’Éric Roy occupait encore le banc brestois quelques semaines avant sa disparition.
« Un coach sur le banc au mois de mai qui décède pendant l’été… »
Jérôme Alonzo insiste sur cette proximité entre les derniers matchs dirigés par Éric Roy et sa mort : « Franchement, un coach sur le banc au mois de mai qui décède pendant l’été, et tu n’as pas de minute de silence officielle ? Je trouve ça hyper limite… »
Éric Roy avait continué à travailler pendant sa maladie, qu’il avait longtemps gardée loin de l’espace public. Son épouse Loëtitia a récemment raconté comment l’entraîneur avait poursuivi sa mission à Brest malgré les chimiothérapies, les douleurs et la dégradation de son état de santé. Elle avait notamment expliqué qu’il cachait sa chimiothérapie sous son manteau lors des entraînements.
Pas de minute de silence imposée à toute la Ligue 1
La critique de Jérôme Alonzo porte bien sur l’absence d’une minute de silence officielle décidée pour l’ensemble de la Ligue 1, et non sur une absence totale d’hommages rendus à Éric Roy.
Plusieurs initiatives ont été prises après sa disparition, mais aucune minute de silence n’a été imposée par la Ligue sur l’ensemble des pelouses lors de la première journée du championnat. C’est précisément cette absence de geste collectif qui provoque aujourd’hui la colère de Jérôme Alonzo.
Éric Roy avait continué à entraîner malgré son cancer
Arrivé à Brest en janvier 2023, Éric Roy avait d’abord assuré le maintien du club avant de le conduire à une exceptionnelle troisième place de Ligue 1 puis à une première participation à la Ligue des champions.
Son parcours avait pris une dimension encore plus particulière après les révélations de son épouse sur son combat contre la maladie. Le technicien avait été diagnostiqué d’un cancer du pancréas de stade 4 peu après son arrivée en Bretagne, mais avait continué à entraîner pendant plus de trois ans.
Sa disparition a marqué le football français. Pour Jérôme Alonzo, qui entretenait avec lui une relation particulièrement forte, il manquait cependant un geste symbolique au niveau national : une minute de silence décidée par la Ligue et observée partout lors de la reprise du championnat.
