Laurent Nuñez et Édouard Geffray précisent leur réponse aux blocages qui touchent plusieurs lycées franciliens depuis une semaine. Dans un Telegram, les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation nationale annoncent l’intervention des forces de l’ordre en cas de violences ou de blocage total d’un établissement. Ils affirment respecter l’expression des lycéens, tout en demandant aux policiers et aux gendarmes d’interpeller les auteurs d’infractions et de maintenir l’ordre avec un usage proportionné de la force.
En cas d’accès entièrement bloqué, l’intervention devra être engagée après une concertation avec le chef d’établissement, précise le document rapporté par l’AFP. Les responsables scolaires sont invités à prendre contact avec les services de police ou de gendarmerie pour anticiper les incidents et préparer les conditions d’une éventuelle opération. Les ministres appellent également à la vigilance autour des collèges. Selon eux, certains groupes à l’origine des tentatives de blocage peuvent comprendre des personnes extérieures aux établissements concernés.
Des revendications scolaires que le ministre juge parfois légitimes
Interrogé lundi sur RMC, Édouard Geffray a fait état d’une dizaine de lycées effectivement bloqués, tout en distinguant ces situations des tentatives de blocage, plus nombreuses. Il a reconnu que certaines demandes des élèves étaient légitimes, notamment lorsqu’elles concernaient des enseignants non remplacés. Les mobilisations portent aussi sur les classes surchargées et les conditions de scolarité. Le ministre oppose toutefois ces revendications aux agissements de personnes arrivant, selon lui, masquées ou cagoulées avec du matériel destiné à entraver les accès.
La contestation s’accompagne désormais d’une polémique politique. Vendredi, Édouard Geffray avait accusé des députés de La France insoumise d’encourager l’extension des blocages et d’instrumentaliser la jeunesse. Lundi, il a de nouveau insisté sur la protection des élèves et des personnels. La réponse gouvernementale comporte ainsi deux engagements distincts : examiner les difficultés scolaires signalées et empêcher les violences aux abords des établissements. Le retour au calme dépendra aussi des réponses apportées aux problèmes de remplacement et d’encadrement soulevés par les lycéens.

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