Élisabeth Borne ne se reconnaît pleinement ni dans la candidature d’Édouard Philippe ni dans celle de Gabriel Attal. Invitée de franceinfo ce vendredi matin, l’ancienne Première ministre a estimé que « dans cette élection, le centre n’est pas représenté », ouvrant un nouveau débat sur l’espace politique laissé disponible entre la droite et la gauche à sept mois de la présidentielle.
Pour justifier son constat, Élisabeth Borne souligne qu’« Édouard Philippe dit clairement qu’il est un homme de droite » tandis que « Gabriel Attal rejette le fait d’être au centre ». Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron ont effectivement entrepris de construire des coalitions dépassant le seul espace centriste : Édouard Philippe cherche à rassembler la droite et le centre, tandis que Gabriel Attal revendique un projet pouvant aller de la droite à une partie de la gauche réformiste.
Borne écarte pour l’instant une candidature
« Ce qui m’importe, c’est que ces valeurs soient portées, soit par les candidats déclarés, soit par d’autres », explique Élisabeth Borne. Une formulation qui pourrait entretenir les interrogations sur ses propres intentions, mais l’ancienne cheffe du gouvernement assure ne pas être engagée dans cette démarche.
Interrogée directement sur une éventuelle candidature, elle répond : « Je ne suis pas dans cette logique-là. » Sa prise de position montre néanmoins que la définition et la représentation du centre restent disputées au sein même de l’ancien bloc présidentiel.

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