À une voix près, l’Assemblée nationale a échappé à un nouveau coup de massue fiscale. Porté par Éric Coquerel et soutenu par les députés de La France insoumise, l’amendement sur l’« impôt universel ciblé » a été rejeté ce vendredi. Derrière un discours de lutte contre « l’exil fiscal », le texte visait surtout à taxer les Français de l’étranger et à étendre le contrôle de l’État sur les revenus perçus hors du territoire. Une mesure qualifiée de « dissuasive » par ses auteurs, mais perçue comme un véritable racket par les oppositions.
Un impôt idéologique et contre-productif
Sous couvert de moralisation, l’amendement proposait d’imposer les expatriés sur leurs revenus mondiaux, tout en excluant… 121 pays, dont tous les véritables paradis fiscaux. Comme l’a souligné le député socialiste Philippe Brun, la mesure ne touchait « ni Monaco, ni le Luxembourg, ni le Panama », mais seulement « quelques pays africains où il n’y a pas d’exil fiscal ». Un aveu d’inefficacité qui n’a pas empêché les Insoumis de crier au scandale et de dénoncer un prétendu « pacte Faure-Lecornu ».
LFI, fidèle à sa logique punitive, continue de confondre justice fiscale et chasse à l’argent. En voulant faire payer ceux qui réussissent, même à l’étranger, elle oublie que la compétitivité et la liberté économique passent avant tout par la stabilité et la confiance. Cet épisode confirme, une fois encore, la dérive idéologique d’une gauche qui préfère taxer les Français que d’attirer les investisseurs.
