Le Front de libération nationale corse – Union des Combattants a diffusé un message particulièrement virulent lors d’une conférence de presse clandestine organisée dans un lieu tenu secret. Face à des hommes cagoulés et armés, le groupe indépendantiste a rejeté le projet d’autonomie actuellement discuté pour la Corse, qu’il qualifie de « mascarade », tout en dénonçant ceux qui soutiennent cette évolution institutionnelle. Le mouvement s’en est également pris aux personnes non corses venant s’installer sur l’île, les désignant comme responsables d’une « colonisation de peuplement ».
Des menaces explicites contre les nouveaux arrivants
Dans son communiqué, le FLNC-UC affirme que la Corse connaît « l’arrivée massive de près de 5.000 étrangers, dont une grande majorité de Français » chaque année, que ce soit pour y travailler ou en raison de la multiplication des résidences secondaires. Le groupe adresse ensuite un avertissement direct aux personnes concernées : « En attendant que nos droits nationaux soient reconnus et respectés, nous n’avons qu’un message à leur adresser : restez chez vous », ajoutant : « Et dans le cas contraire, ne vous considérez pas en sécurité sur notre territoire national. » Ces propos visent les personnes que le mouvement qualifie d’« envahisseurs ».
Le projet d’autonomie vivement rejeté
Au cours de cette intervention, les représentants du FLNC-UC ont également dénoncé le processus politique engagé autour de l’autonomie de la Corse dans la République française. Le groupe estime que cette réforme, approuvée le 23 juin par l’Assemblée nationale, ne répond pas à ses revendications et la qualifie de « mascarade ».
Le parquet national antiterroriste ouvre une enquête
À la suite de cette conférence de presse clandestine et des menaces proférées, le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire. Les investigations portent notamment sur des faits d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme ». Les enquêteurs examinent également des faits liés à « l’acquisition, la détention et le transport d’armes, de munitions ou d’éléments d’armes des catégories A et B en relation avec une entreprise terroriste ».