Nouveau tour de vis à Fresnes. Trois personnes ont été interpellées mercredi et placées en garde à vue dans l’enquête sur le saccage de la mairie, portant à 13 le nombre total de gardes à vue, dont plusieurs mineurs, selon le parquet de Créteil.
Les auditions continuent, avec une question simple et lourde de conséquences: qui a fait quoi, qui a suivi, qui a donné l’impulsion? L’enquête est menée pour « destruction par moyen dangereux en bande organisée », « vol en bande organisée » et « dégradation du bien d’autrui aggravé par deux circonstances », une qualification qui dit la gravité des faits sans en faire des tonnes.
Une nuit de mortiers, une enquête pour « bande organisée »
Vendredi soir, le scénario a eu la brutalité froide des attaques éclair: une vingtaine d’individus au visage dissimulé auraient visé l’hotel de ville, tirs de mortiers à l’appui, avant de fracturer une porte et d’entrer dans le batiment. À l’intérieur, plusieurs pieces saccagées, du mobilier volé puis la fuite, comme si la maison commune n’était qu’une vitrine à casser.
Détail qui pèse dans les esprits, l’attaque est survenue à la veille de l’installation du nouveau conseil municipal, dans une ville qui a basculé à droite dimanche au second tour, avec la victoire de Christophe Carlier (LR) devant la sortante PS Marie Chavanon et le candidat Renaissance Jean-Jacques Bridey. Reste maintenant à voir ce que ces gardes à vue produiront, entre responsabilités individuelles et message collectif laissé en plein coeur de la République locale.

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