Depuis le 14 septembre, soixante-deux personnes, parmi lesquelles des journalistes, ont été placées en détention provisoire à Istanbul. Elles avaient manifesté devant le palais de justice du quartier de Caglayan pour exprimer leur solidarité avec la communauté LGBT+.
La répression s’est abattue lundi 14 septembre sur les abords du palais de justice de Caglayan, situé sur la rive européenne d’Istanbul. Des manifestants réunis pour soutenir la communauté LGBT+ dans le cadre d’une opération policière d’envergure ont été encerclés par les forces de l’ordre, qui ont procédé à leur interpellation après qu’ils ont refusé de quitter les lieux.
Au total, soixante-deux personnes ont été placées en détention provisoire, un bilan qui inclut des journalistes venus couvrir l’événement. Cette vague d’arrestations s’inscrit dans un contexte de durcissement des autorités turques à l’égard des droits des personnes LGBT+, une tendance observée de longue date sous le gouvernement d’Ankara.
La présence de membres de la presse parmi les personnes interpellées soulève des questions sur les conditions d’exercice du journalisme lors de manifestations en Turquie, pays régulièrement pointé par les organisations de défense de la liberté de la presse pour les entraves imposées aux reporters.

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