Suisse : une mère sanctionnée pour avoir anticipé les vacances de ses enfants
Suisse : une mère sanctionnée pour avoir anticipé les vacances de ses enfants

En Suisse, la rigueur scolaire ne laisse guère de place à l’improvisation. Une anesthésiste de 46 ans, habitante de Maienfeld dans le canton des Grisons, a été condamnée à une amende de 400 francs suisses (environ 430 €) pour avoir fait manquer un jour d’école à ses quatre enfants, partis avec elle au Canada juste avant les vacances d’été. Après un divorce douloureux, Amina Ghulam souhaitait offrir à sa famille un voyage dépaysant. Les billets d’avion étant plus abordables le dernier jour de classe, elle a décidé de faire débuter les vacances dès cette date, pensant que cette entorse au calendrier passerait inaperçue. Mais dans cette région suisse, les « jours jokers », censés permettre une absence exceptionnelle, ne sont pas autorisés à la veille des congés.

Une décision coûteuse pour un moment de répit familial

L’école n’a pas tardé à réagir, lui infligeant une amende initiale de 2 000 francs suisses – 500 par enfant –, arguant que le montant devait être dissuasif, équivalent à l’économie réalisée sur les billets d’avion. Face à cette sanction qu’elle jugeait disproportionnée, la mère a déposé un recours. Le canton a finalement revu la peine à la baisse : 100 francs suisses par enfant, soit 400 au total. Cette affaire illustre une législation stricte qui n’est pas propre à la Suisse. En France, où l’école est obligatoire de 3 à 16 ans, une absence injustifiée peut coûter jusqu’à 750 euros d’amende. En cas de récidive compromettant l’éducation de l’enfant, les sanctions peuvent aller jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Des mesures qui rappellent que, même pour un voyage en famille, le calendrier scolaire ne se négocie pas à la légère.

Partager