Les conséquences psychologiques de la guerre à Gaza continuent de se faire sentir des semaines après la fin des principaux combats. Dans les hôpitaux et centres d’aide, les soignants sont débordés face à une vague sans précédent de patients souffrant de troubles mentaux liés au conflit.
À l’hôpital psychiatrique de Gaza, les équipes affirment recevoir plus de 100 patients chaque jour, un chiffre bien supérieur à leurs capacités d’accueil. La majorité d’entre eux sont des enfants et des adolescents, profondément marqués par les bombardements et les pertes familiales. Les médecins évoquent des symptômes récurrents : cauchemars, terreurs nocturnes, énurésie, crises d’angoisse et troubles de la concentration.
Les adultes ne sont pas épargnés. Beaucoup présentent des signes de stress post-traumatique, de dépression et de sentiment d’impuissance face à la destruction de leurs maisons ou à la perte d’êtres chers. Les travailleurs humanitaires soulignent également une hausse alarmante des tentatives de suicide et des comportements violents dans certaines zones du sud de la bande de Gaza.
Malgré le cessez-le-feu du 10 octobre, les habitants continuent de vivre dans la peur, les affrontements sporadiques et les survols militaires ravivant sans cesse le traumatisme collectif. Les organisations locales et internationales appellent à renforcer les programmes de soutien psychologique, estimant que la reconstruction de Gaza passera autant par la guérison des esprits que par celle des infrastructures.
