L’éruption du volcan Fuego, au Guatemala, a pris fin mercredi 5 août après cinquante heures d’activité intense. Plus de 1 700 habitants évacués ont pu regagner leurs villages, sans qu’aucune victime ni aucun dégât matériel ne soient à déplorer.
L’Institut national de volcanologie du Guatemala a annoncé mercredi la fin de l’éruption du Fuego, le volcan le plus actif d’Amérique centrale, culminant à 3 763 mètres d’altitude et situé à 35 kilomètres de la capitale. « Après 50 heures, l’éruption est terminée », a indiqué l’institution dans un communiqué officiel.
L’éruption avait débuté lundi, avant de s’intensifier dans la nuit de lundi à mardi. Des torrents de lave avaient alors dévalé les flancs du volcan, tandis que d’immenses colonnes de gaz et de cendres s’élevaient dans le ciel. Face à cette montée en puissance, les autorités avaient déclenché l’alerte maximale pour les zones les plus exposées et ordonné l’évacuation de plus de 1 700 habitants des villages alentour.
Mercredi, l’institut a confirmé un retour à des « niveaux normaux » d’activité, tout en maintenant des mises en garde contre les coulées de matériaux volcaniques résiduelles et la dispersion de cendres, susceptibles de perturber le trafic aérien. La responsable de l’agence nationale de gestion des catastrophes (Conred), Claudinne Ogaldes, a jugé le retour des habitants « sûr » au regard de la « diminution visible » de l’activité. Plusieurs familles avaient d’ailleurs anticipé ces annonces en quittant les abris avant même la conférence de presse officielle.
Sur les flancs du volcan, dans la commune de San Juan Alotenango, le paysan Bernabé Marroquin, 61 ans, cultive ses terres sans manifester d’inquiétude particulière. « Pour nous, c’est devenu une habitude que le volcan s’active et se désactive », a-t-il confié à l’AFP. « Nous vivons avec le volcan, nous savons quand il se fâche et quand il est tranquille », a-t-il ajouté, précisant que sa maison n’avait jamais été touchée par une éruption.
Le sentiment n’est pas partagé par tous. Isabel Pérez, 69 ans, habitante du hameau El Porvenir, a dû se réfugier dans un abri et ne dissimule pas sa peur. Elle réclame aux autorités un lieu sûr où se réinstaller avec sa famille, loin des menaces du volcan.
Le Fuego reste associé à l’une des catastrophes les plus meurtrières de l’histoire récente du pays. Le 3 juin 2018, une violente éruption avait provoqué une coulée de lave qui avait rasé un village entier, causant 215 morts et autant de disparus. Plus récemment, en juin 2025, quelque 800 personnes avaient déjà dû être évacuées lors d’une précédente phase d’activité.
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